Sur son compte Twitter, Aurélie Filippetti poste un message contre Ségolène Royal, le supprime, puis avance un piratage

Publié à 10h06, le 18 mai 2014 , Modifié à 14h13, le 18 mai 2014

Sur son compte Twitter, Aurélie Filippetti poste un message contre Ségolène Royal, le supprime, puis avance un piratage
© Maxppp.

C’est ce qu’on appelle un fail. Un loupé. Intentionnel ou pas ? Toujours est-il que la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a tweeté, samedi 17 mai, un article du Figaro avec le titre de l’article en question. Un titre qui n’est pas franchement positif pour sa collègue du gouvernement Ségolène Royal : "Royal est un handicap pour Hollande".

Au Lab, l'entourage de la ministre affirme catégoriquement que le compte a été piraté. "On a changé les codes du compte et on est en lien avec Twitter pour tenter de remonter le déroulé des faits", ajoute-t-on encore.

[Edit 14h] Après avoir hésité à judiciariser l'affaire, l'entourage d'Aurélie Filippetti annonce au Scan que la ministre va "probablement porter plainte contre X".

Se rendant compte de ce faux pas, la ministre de la Culture a rapidement supprimé son tweet mettant en cause la ministre de l’Ecologie, qu'elle avait pourtant défendu estimant, à son tour, au Grand Journal, que la classe politique était "phallocratique". Avant de se justifier en prétendant avoir été piratée.

Ce dimanche matin, Aurélie Filippetti confirme sur son compte avoir saisi Twitter, tout en dénonçant "des polémiques stériles" :

Cette sortie, voulue ou non, intervient alors que Ségolène Royal venait de tester, cette semaine, sa liberté de parole. A Paris-Match, l’ex candidate à la présidentielle s’était plaint du "procès en incompétence" qui lui était fait, dégommant au passage Michel Sapin et Arnaud Montebourg, tout en évocant des "boules puantes" et du "mépris" de certains ministres. Pour sa défense, Ségolène Royal avait ensuite assuré qu’il s’agissait "d’insinuations" de la presse.

En août 2013, Aurélie Filippetti avait déjà connu un fail sur le réseau social. Moquée pour une faute d'orthographe, la ministre s'était ensuite fendue d'un message de suivi, rejetant la faute... sur ses "collaborateurs".

[Edit 10h55] Ajout des déclarations de l'entourage de la ministre.

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