Cinq mois plus tard, Marie-Arlette Carlotti s'en prend aux primaires

Publié à 01h00, le 31 mars 2014 , Modifié à 01h00, le 31 mars 2014

Cinq mois plus tard, Marie-Arlette Carlotti s'en prend aux primaires
Marie-Arlette Carlotti (MaxPPP)

BOUC ÉMISSAIRE – Marie-Arlette Carlotti s’est pris une claque, dimanche 30 mars, au second tour des municipales dans le 3ème secteur de Marseille, défaite par le candidat UMP-UDI Bruno Gilles.

Et la ministre déléguée aux Personnes handicapées a un coupable tout désigné, comme elle l’explique dans un communiqué diffusé dès dimanche soir :

Le processus des primaires s’est avéré destructeur.

En octobre 2013, Marie-Arlette Carlotti avait été éliminée dès le premier tour de la primaire socialiste à Marseille, devancée par Samia Ghali et Patrick Mennucci. A l’époque, elle avait dénoncé "le clientélisme".

Changement de ton, donc, ce dimanche 30 mars, où la ministre déléguée dénonce fortement un exercice vieux de cinq mois. Un système qui, selon elle, a desservi Patrick Mennucci :

Comme je le pensais, la primaire, a créé plus de divisions que de rassemblement, et notre candidat n’a pas gagné la légitimité nécessaire pour incarner et porter notre campagne sur l’ensemble de la Ville.

Mais ce constat n’est certainement pas nouveau pour Marie-Arlette Carlotti. Seulement n’avait-elle pas exprimé tous ses doutes à l’automne dernier. Elle s’en explique :

Dès le départ, j’ai exprimé mon désaccord avec un tel processus à Marseille.  J’ai accepté cette règle qui a été imposée par Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti Socialiste. Je n’ai évidemment pas changé d’avis sur ce sujet.

La primaire d’octobre n’est cependant pas la seule responsable. Marie-Arlette Carlotti vise également l’attitude du PS. "Notre parti ne s'est pas renouvelé et c'est une des causes de notre échec, a-t-elle poursuivi, visiblement affectée. Il doit pourtant changer ses pratiques, ses méthodes, ouvrir la voie à de nouvelles générations", affirme-t-elle. Un exemple parmi d’autres ? "Face à Jean-Noël Guérini, le Parti n’a jamais pris ses responsabilités", précise Marie-Arlette Carlotti, réclamant une exclusion du socialiste. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus