C'était la 4ème conférence de presse du président François Hollande

Publié à 15h18, le 18 septembre 2014 , Modifié à 20h21, le 18 septembre 2014

C'était la 4ème conférence de presse du président François Hollande
François Hollande © REUTERS/Christian Hartmann

Le rendez-vous est désormais immuable. Deux fois par an, François Hollande réunit les journalistes à l'Élysée pour une longue conférence de presse.

La dernière fois, c'était en janvier 2014, juste après la révélation de sa liaison supposée avec l'actrice Julie Gayet. Cette fois-ci, le président devra composer avec d'autres sujets. Il y aura, pêle-mêle, les écrits de son ex-compagne Valérie Trierweiler et la polémique sur les "sans-dents", le retour de Nicolas Sarkozy, la chute de sa popularité ou encore les tensions au sein même de la majorité, etc. C'est à suivre en direct à partir de 17h

Notre journaliste Thibaut Pezerat était à l'Élysée, à suivre également sur @ThibPez

19h10 : Et voilà, c'est fini. Rendez-vous dans six mois. 



19h05 : Dernière question où l'on parle des dernières semaines *un peu* difficiles pour le chef de l'État. Hollande fait le dos rond : 

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Vous pensez que vous avez été durs avec moi, mais jamais autant que je l'ai été avec moi-même.

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19h02 : Le président reparle de l'indépendance de la presse. Il rappelle qu'il n'a jamais exercé la moindre pression sur les journalistes. "Je n'ai pas nommé le directeur de radio France", ajoute-t-il.  Radio France, peut-être, mais le chef de l'État est bien à la manœuvre pour trouver un successeur à Rémy Pfmilin, président de France Télévisions.  

18h48 : La première (la seule ?) question sur la vie privée du chef de l'État est posée. La réponse de François Hollande envers la journaliste est cinglante : 

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Je comprends votre acharnement à prendre le micro, votre sens de l'éthique mais je me suis déjà exprimé sur cette question.  

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18h45 : Y a-t-il une rivalité entre François Hollande et Manuel Valls. Non, trois fois non, martèle le premier. Le second, à qui on a prêté certains propos, comme "l'État c'est moi", approuve de la tête. 



18h44: François Hollande revient sur le cas de Thomas Thévenoud et se félicite du bon fonctionnement de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Il rappelle aussi que "le président de la République ne connaît pas les déclarations d'impôts des députés, des journalistes ou des Français" : 

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Quand un ministre ne paye pas ses impôts, [...] quand d'autres parlementaire ont des ennuis avec la justice pour des faits personnels, ce sont des blessures qui sont faites à la démocratie.

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Il précise alors que Thomas Thévenoud est "un parlementaire qui avait fait preuve de ses qualités". "Aussitôt nommé, en quelques jours, nous avons eu un rapport sur des oublis, pour ne pas dire davantage, des manquements graves à la déclaration d'impôts".

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Le président ne connaît pas la déclaration d'impôts des députés, ni des journalistes, je vous rassure, ni des Français, puisqu'il y a le secret fiscal.

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François Hollande a également indiqué que "dans quelques jours, il y aura un rapport sur la situation patrimoniale, fiscale, de tous les membres du gouvernement."

18h31 : STOP FRENCH BASHING. Comme Valls durant son discours de politique générale, Hollande loue la grandeur de la France : "Quand on cette histoire, on peut avoir un avenir". 

18h25 : "Nous avons une responsabilité" dans la montée de l'extrême droite en France, reconnait Hollande. Mais il pointe aussi la responsabilité des médias :

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On peut être aussi responsable, pas que ceux qui gouvernent, de la manière dont on traite l'information, de la manière avec laquelle on pense que tout se vaut, que tout est pareil, qu'il y a une équivalence générale, qu'une idée en vaut une autre, que c'est une opinion, que ça peut même être drôle. 

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18h10 : Ou comment ne pas répondre à la question de son avenir politique. En avril, à Clermont Ferrand, il avait laissé entendre qu'il ne se présentera pas en 2017 si le chômage n'a pas baissé. Interrogé sur cette hypothèse, le président botte en touche :

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L'idée de la candidature n'est pas présente et si elle l'était, elle devrait être justifiée. Ce n'est pas maintenant que la question doit être posée. Peut-être ne se posera-t-elle pas. Mais je suis président, je ne suis pas candidat. J'agis. Mon sort personnel n'est pas mon objectif. Mon seul objectif c'est le mandat que j'ai reçu. Mon seul devoir, c'est la France. Ce n'est pas de me protéger, ce n'est pas de me prolonger, ce n'est pas de m'abriter. Ça ne vous a pas échappé.

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Mais à quoi peut bien faire référence Hollande avec ce "ça ne vous a pas échappé" ? Ha oui, à ça  surement : 



18h06 : François Hollande est questionné sur le retour imminent de Nicolas Sarkozy. Il répond, sans bien sûr prononcer son nom :

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Il ne m'appartient pas, comme président de la République, de commenter les éventuelles déclarations de candidature à la direction d'un parti et notamment du premier parti d'opposition. Si je devais ajouter - mais dois-je le faire ? - une phrase, je dirais tout simplement que ceux qui ont gouverné le pays hier et même avant-hier ont parfaitement le droit de prétendre le diriger demain et après-demain, c'est la démocratie. 

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17h58 : "Pas facile"

François Hollande a déjà prononcé 5 fois l'expression "pas facile", ou sa variante "c'était pas facile", pour défendre certaines mesures mises en place depuis 2012, mais aussi pour évoquer les économies que la France s'est engagée à réaliser d'ici à 2017.

17h55 : Depuis plusieurs jours, semaines, les opposants de François Hollande citent un passage du livre de… François Hollande, écrit avec Edwy Plenel en 2006 : Devoirs de vérités. Dans cet ouvrage, il préconisait, si la gauche arrive au pouvoir, un "exercice de vérification démocratique" en milieu de mandat et la possibilité d'une démission de la présidence de la République.

Hollande revient sur cet "exercice de vérification démocratique". En gros, il explique qu'il a été élu pour cinq ans et donc que non, il ne démissionnera pas. Point. 

17h51 : C'est au tour des questions des journalistes. La première est osée par Jeff Winttenberg, pour France 2.



17h45 : François Hollande parle de l'affaire Thévenoud. Pour le président, c'est clair, l'ancien secrétaire d'État, qui a quitté le gouvernement pour des problèmes avec l'administration fiscale, "n'est pas digne de rester à l'Assemblée nationale".

17h42 : Monsieur petite blague, enfin : 

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La presse est indépendante, nous le voyons tous les jours, en tous cas moi.

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Une référence à peine voilée aux différents articles de presse qui critiquent l'action présidentielle ou dévoilent aussi, parfois, certains ressorts de sa vie privée.

17h35 : François Hollande reprend la phrase de François Fillon sur "l'État en faillite" : 

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Il y a un peu plus de deux ans, je suis arrivé aux responsabilités du pays, en pleine crise de la zone euro, avec une croissance nulle. [...] Je suis arrivé aux responsabilités avec un état en faillite, et ce n'est pas moi qui l'ai dit.

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17h31: La bonne référence selon Hollande ? Le social-démocrate et ancien chancelier allemand Gerhard Schröder

17h25 : François Hollande évoque le soutien aérien de la France en Irak contre Daesh. Et prévient :  

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Il n'y aura pas de troupes au sol et nous n'interviendrons qu'en Irak. 

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17h18 : Trois lapsus en lien avec l'actualité internationale. Le premier concerne Bachar Al-Assad, que François Hollande commence par appeler Saddam… Le second concerne l'Irak où sévit le groupe terroriste Daesh. Le président commence par parler de l'Iran avant de se reprendre. Quelques minutes plus tard, alors qu'il annonce la création d'un hôpital militaire en Guinée forestière pour lutter contre le virus Ebola, il parle de "Guinée équatoriale".



17h11 : Commander in chief. François Hollande débute son intervention en parlant des crises internationales et notamment de l'Irak où le Daesh multiplie les actions terroristes :

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Ce n'est pas seulement l'Irak qui est menacé, pas seulement le Moyen Orient. C'est l'Europe

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17h03 : La conférence de presse de Hollande, c'est aussi l'occasion de réviser l'ordre protocolaire du gouvernement.



16h53 : Les ministres s'installent.



Bernard Cazeneuve est absent. Le ministre de l'Intérieur est dans l'Hérault frappé par les inondations. 

16h40 : L'orage éclate au-dessus de Paris, juste avant a conférence de François Hollande. Dans la salle de l'Élysée, de la pluie tombe du plafond...

16h30 : THE PUPITRE. La dernière fois, le pupitre de François Hollande avait menacé de s'effondrer. Cette fois, l'Élysée a pensé à tout et a décidé de réutiliser le pupitre des commémorations du Débarquement en Normandie. "Plus grand, plus large, plus solide, c’est le grand pupitre", commente à Europe 1 un membre de l'équipe présidentielle. Et si vous voulez tout savoir, il ressemble à ça : 

15h40 : François Hollande répondra aux questions des journalistes. Pas des députés. Ce qui n'empêche pas certains parlementaires de s'imaginer en journaliste et d'interroger le chef de l'État

15h15 : L’horaire de la conférence de presse a été repoussé d'une heure. L'Élysée a réalisé qu'à 17h, il y avait un peu plus de monde devant sa télé qu'à 16h. D'ailleurs, la présidence table sur 2 millions de téléspectateurs à 17h et 4 millions à 18h.

15h : H-2 avant la conférence de presse. Parmi les sujets abordés, il y a aura forcément le livre Merci pour ce moment écrit par Valérie Trierweiler. Selon Le Figaro, le chef de l'Etat a prévu de la jouer sobre s'il est questionné sur sa vie privée : "Je ne laisserai rien paraître."

Du rab sur le Lab

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