En une phrase, Alain Madelin flingue Patrick Buisson, Henri Guaino et Jean-François Copé

Publié à 17h29, le 09 mars 2014 , Modifié à 17h30, le 09 mars 2014

En une phrase, Alain Madelin flingue Patrick Buisson, Henri Guaino et Jean-François Copé
Alain Madelin en novembre 2009. (Thomas Padilla/MaxPPP)

QUAND ON AIME... - "A droite, ils sont dans un jeu de massacre. Ca sulfate de tous les côtés". L'analyse, un poil moqueuse, émane d'un indiscret du Journal du Dimanche, qui cite Bruno Le Roux, patron des élus socialistes à l'Assemblée nationale.

De Jean-François Copé, président du parti, accusé d'avoir favorisé des proches dans l'attribution de contrats par son parti, à Nicolas Sarkozy, enregistré à son insu par son conseiller Patrick Buisson, en passant par une enquête visant l'ancien président de la République dans le cadre de soupçons de trafic d'influence, la révélation de plusieurs "affaires" cette semaine ont en effet rendu la droite *un poil* fébrile.

Et si Michèle Alliot-Marie assure qu'elle "se fout" d'affaires qui n'intéressent "que les médias", d'autres à droite se montrent plus prodigues en commentaires.

Ainsi dans le JDD du 9 avril, Alain Madelin. En retrait de la vie politique depuis sa défaite aux élections législatives en 2007, l'ancien ministre de l'Economie a une parole libre. Dont il se sert. Interrogé pour les besoins d'une enquête sur le conseiller de Nicolas Sarkozy marqué à l'extrême droite, Patrick Buisson, Alain Madelin le juge "poutinien" :

Buisson fait partie de ces gens nostalgiques d'une vision poutinienne du monde, celle du chef fort.

Mais l'ancien membre du mouvement politique d'extrême droite Occident va plus loin, associant au sulfureux Patrick Buisson Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy, et Jean-François Copé, actuel président de l'UMP :

Et cette ligne, que j'appelle la ligne BCG, Buisson-Copé-Guaino, a en commun l'idée que la fin justifie tous les moyens.

Tracer une "ligne" reliant ces trois responsables politiques est assez inhabituel, étant assez éloignés politiquement. Si Patrick Buisson se revendique de la "Génération Occident", Henri Guaino est plutôt considéré comme un gaulliste. "Pour ma gauche, j'ai Guaino, pour ma droite, j'ai Buisson", résumait d'ailleurs Nicolas Sarkozy au début de son quinquennat.

Alain Madelin ne s'est en revanche pas prononcé sur l'éventuel impact de ces affaires sur la droite et les prochaines échéances électorales. Début 2014, il avait assuré dans une interview sur i>Télé qu'il y avait "de grandes chances" que Nicolas Sarkozy gagne l'élection présidentielle en 2017.

 

Alain Madelin sur i>Télé, le 25 janvier 2014.

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