François Fillon sur la fin de l’UMP : "Les structures peuvent évoluer, changer"

Publié à 09h21, le 22 mai 2014 , Modifié à 11h27, le 22 mai 2014

François Fillon sur la fin de l’UMP : "Les structures peuvent évoluer, changer"

Lionel Tardy, l’un des soutiens de François Fillon, avait tiré le premier, prédisant que l’UMP "n’existera plus" d’ici juin. Mise en sourdine pendant la campagne européenne, après les municipales, la guerre Fillon-Copé pourrait éclater de nouveau dès le lendemain du scrutin du 25 mai.

Interrogé ce jeudi 22 mai sur i>Télé sur le fait de savoir si l’existence même de l’UMP est "menacée" par les affaires, François Fillon s’est bien gardé de monter sur ses grands chevaux pour défendre le parti. Au contraire, il a évoqué une possible scission du parti post-Européennes :

Il y a une famille politique qui préexistait à l’UMP et qui continuera de s’exprimer. Qui est grosso modo la famille des hommes et des femmes qui sont attachés à la liberté individuelle, au respect de la personne. Le reste, ce sont des structures et elles peuvent évoluer, changer.

"Mais ce courant, cette famille politique, elle restera", ajoute celui qui, au plus fort de la guerre Copé-Fillon, n’avait pas hésité à créer un groupe parlementaire dissident. "On en reparlera la semaine prochaine", dit-il encore. Le rendez-vous est pris.

Car la semaine prochaine, Jean-François Copé a convoqué, mardi 27 mai, un Bureau politique statutaire pour faire la lumière sur l’affaire Bygmalion. "Bien sûr", François Fillon y sera présent car "c’est un événement très très important", assure-t-il :

C’est une affaire qui est grave, qui porte sur des sommes considérables et qui correspondent à des craintes et des inquiétudes que j’avais formulées à plusieurs reprises.

Demandant que l’UMP "retrouve la sérénité", et assurant qu’il "n’a pas d’ambition pour présider l’UMP" puisqu’il se prépare pour proposer un projet présidentiel, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy rappelle, interrogé sur l’affaire Bygmalion, qu’il "a réclamé un dispositif de gestion collective qui a été refusé".

"C’est un facteur aggravant", insiste encore François Fillon demandant "des preuves" car il ne veut "accuser personne". Une rhétorique qui semble instaurer le député de Paris dans le procès de la présidence Copé.

Face aux affaires qui touchent son parti, faut-il dès lors une nouvelle structure ? "On en reparlera la semaine prochaine", donne encore rendez-vous François Fillon qui insiste par ailleurs sur le fait qu’il n’a jamais participer, en 2012, à des conventions thématiques au siège de son parti.

BONUS TRACK : Je n’ai rien oublié

Alors qu’on lui propose trois chansons de Charles Aznavour correspondant éventuellement à son actualité à l’UMP – "Je me voyais déjà", "Mes amis, mes amours, mes emmerdes", "Non, je n’ai rien oublié", François Fillon choisit malicieusement la dernière.

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