François Hollande bientôt de retour à Florange ?

Publié à 10h16, le 21 octobre 2014 , Modifié à 11h14, le 21 octobre 2014

François Hollande bientôt de retour à Florange ?
François Hollande candidat à la présidentielle, en visite à Florange en février 2012. © Maxppp.

RETOUR EN TERRAIN CONNU - Florange, le nom sonne comme le haut-lieu des promesses non-tenues des politiques. Et notamment celles de campagne de François Hollande.

Selon Le Parisien de ce mardi 21 octobre, le chef de l’Etat s’apprête à y retourner pour rendre visite aux ouvriers de l’usine ArcelorMittal. "Avec des bonnes nouvelles", écrit le quotidien s'appuyant sur ce qu’assurent "certains syndicats du site sidérurgique lorrain qui ont été prévenus par le préfet de région".

"La visite devrait intervenir en novembre", ajoute Le Parisien. Contacté par le Lab, l’Elysée ne dément pas formellement mais rappelle simplement et avec prudence :

"

Le président a pris l’engagement d’y retourner. A ce stade, ce n’est pas acté.

"

Selon une source syndicale contactée par le Lab, cette visite de François Hollandeà Florange, "c'est officieux, pas officiel". "La visite est prévue, mais pas actée dans l'agenda", poursuit cette source. 

A l’été 2014, c’est Arnaud Montebourg, encore ministre de l’Economie de Manuel Valls, s'était discrètement rendu en "pèlerinage" à Florange, sur le "tombeau" de la gauche, selon ses propres mots.

Florange a également été le symbole des divergences au sein du gouvernement Ayrault. En novembre 2012, Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, propose une "prise de contrôle public temporaire" des hauts-fourneaux, menacés de disparition, et ce en total désaccord avec Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre. Finalement, l'État passe en décembre un accord avec ArcelorMittal, qui s'engage à investir 180 millions d'euros pour sauver la partie "transformation de l'acier" du site sidérurgique. Florange ne sera donc pas nationalisé ni repris et Arnaud Montebourg passera tout près de démissionner.

Les hauts-fourneaux, eux, seront définitivement mis à l'arrêt le 24 avril 2013. Depuis, le feuilleton de Florange symbolise pour certains, notamment les syndicats du site, l'abandon des promesses de campagne du candidat Hollande. Il a été immortalisé par la "stèle de la trahison". Dans son engagement 35, il promettait de faire voter une loi interdisant les licenciements pour les sites industriels rentables.

Du rab sur le Lab

PlusPlus