Hervé Morin sur la présidence de l’UDI : "J’ai gagné sur la totalité de la France sauf en Seine-Saint-Denis"

Publié à 09h17, le 27 novembre 2014 , Modifié à 09h29, le 27 novembre 2014

Hervé Morin sur la présidence de l’UDI : "J’ai gagné sur la totalité de la France sauf en Seine-Saint-Denis"
Hervé Morin. © Maxppp.

QUI PERD GAGNE – Hervé Morin a-t-il digéré sa défaite pour la présidence de l’UDI face à Jean-Christophe Lagarde ? Il assure que oui. "La preuve c’est que je suis là, sinon je ne serais pas là", dit-il ce jeudi 27 novembre sur Sud Radio.

Pourtant, le président du Nouveau centre, ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, ne semble pas avoir totalement accepté sa défaite. Aussi lâche-t-il :

J’ai gagné sur la totalité de la France sauf en Seine-Saint-Denis. On a un taux d’adhésion de l’UDI dans ce département qui dépasse toute norme, notamment dans sa ville [Drancy, la ville dont Lagarde est maire, ndlr]. Voilà, c’est fait, on va passer à autre chose.

>> Lire :les attaques tout en sous-entendus de Morin contre Lagarde

Un détail du vote par département qu'il ne peut pas connaître, puisqu'il n'existe pas. En revanche le taux de participation était particulièrement élevé dans le fief de Jean-Christopghe Lagarde. D'où ces insinuations. Ou comment accuser sans le dire. Une sortie qui fait écho à sa saillie effectuée le 15 novembre en marge du Congrès de l’UDI qui actait la victoire de Jean-Christophe Lagarde pour succéder à Jean-Louis Borloo. Ce jour-là, Hervé Morin avait estimé qu’il était "le vainqueur moral de l’élection".

Surtout, par cette petite phrase insidieusement lâchée, Hervé Morin relance indirectement les doutes qu’il avait émis lors des derniers jours de l’élection. Dans son sillage, Jean-Christophe Fromantin, candidat éliminé au premier tour et qui avait rallié Hervé Morin, avait émis de "sérieux doutes sur la sincérité du scrutin".

"Il y a eu au moins trois ou quatre papiers, de quotidiens ou d’hebdomadaires", sur ce sujet et sur ces doutes de la "team Morin", ajoute-t-il pour justifier son propos. Toujours est-il qu’Hervé Morin demeure président de son parti, le Nouveau centre, affilié à l’UDI. Pour quel avenir ? "Il y a une jolie phrase de Shimon Peres qui dit qu’en politique, seule la mort signifie la fin", philosophe-t-il.

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