Jean-Vincent Placé déplore la ligne "gauchiste" d’EELV, "devenu le parti des Roms et de la Palestine"

Publié à 12h58, le 18 décembre 2014 , Modifié à 11h36, le 19 décembre 2014

Jean-Vincent Placé déplore la ligne "gauchiste" d’EELV, "devenu le parti des Roms et de la Palestine"
Jean-Vincent Placé, en décembre 2011 © Maxppp

Il l’a dit et répété ces derniers mois : Jean-Vincent Placé n’est pas à l’aise avec le positionnement politique d’Europe Ecologie-Les Verts, trop à gauche à son goût. Une critique en règle de la ligne Duflot, que le patron des sénateurs écolos n’a cessé de nourrir depuis la sortie des Verts du gouvernement fin mars 2014.

Après le chantage à la scission en cas d’alliance avec Jean-Luc Mélenchon, place au dénigrement imagé d’EELV dans un article publié ce jeudi 18 décembre sur le site du Monde. Ce qui, dans la bouche de Jean-Vincent Placé, donne ceci :

"

Si l’écologie politique devient l’écologie gauchiste, ça n’a plus d’intérêt. Aujourd’hui, on est devenus le parti des Roms et de la Palestine. On finit par se poser la question de son existence et de son utilité.

"

Ce à quoi rétorque, non sans raison, un cadre d’EELV dans le journal du soir : "Jean-Vincent avait appelé les lycéens à manifester pour Léonarda, ça me fait rire quand il parle de dérive gauchiste".

Le sénateur de l’Essonne, qui ne manque pas d'ambition pour lui-même, ne se contente pourtant pas de jouer les schtroumpfs grognons. Appuyé par une majorité de parlementaires, il s’active pour préparer un retour aux affaires des écolos, selon Le Monde. Le courant des "pro-participation au gouvernement", "Repères écologistes", table sur un retour au sein de l'exécutif après les régionales de décembre 2015.

Un calendrier confirmé par L’Obs dans son édition de ce jeudi 18 décembre. D’après le magazine, Jean-Vincent Placé a expliqué à François Hollande que les Verts "ont vocation à revenir au gouvernement" lors d’un tête-à-tête le 6 décembre. À une condition toutefois : l’instauration de la proportionnelle intégrale pour les législatives de 2017.

Pas sûr que le président de la République accepte le marché. Selon des confidences récentes de François Hollande, le chef de l'Etat envisagerait bien d'introduire la proportionnelle, mais "une dose" seulement.

Du rab sur le Lab

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