Le président du Sénat, Gérard Larcher, assure que les divisions chez les écolos favorisent le Front national

Publié à 09h19, le 12 mars 2015 , Modifié à 09h28, le 12 mars 2015

Le président du Sénat, Gérard Larcher, assure que les divisions chez les écolos favorisent le Front national

CQFD - Gérard Larcher n’a pas changé d’un iota sa position sur le Front national. Il est toujours partisan d’un front républicain – contrairement à l’UMP qui a opté pour le "ni-ni" – pour faire barrage, si nécessaire, au parti de Marine Le Pen. Un FN qui s’engage confiant pour les élections départementales, malgré de nombreux dérapages de candidats, et dont la progression est favorisée par… les écologistes, selon Gérard Larcher.

Invité de RTL ce jeudi 12 mars, le président UMP du Sénat raille la division de la gauche, coupable à ses yeux de servir les intérêts du parti frontiste en favorisant sa qualification pour le second tour des élections. Et plus encore le schisme qui menace les Verts. Celui qui assure que le "FNPS", ce n’est pas sa came et pas "son style", explique ainsi, mettant en garde la gauche :

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Il faut que la gauche réfléchisse. Quand Madame Duflot s’en va vers l’extrême gauche, que Jean-Vincent Placé va vers le Parti socialiste, il faut que les écologistes réfléchissent bien. En se séparant de leurs alliés de gauche, ils favorisent le Front national.

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Gérard Larcher, agent électoral de Jean-Christophe Cambadélis qui lutte pour rallier les verts à la cause socialiste ? Toujours est-il que le sénateur UMP fait allusion aux divergences qui tiraillent EELV entre une ligne pro-gouvernement incarnée par Jean-Vincent Placé et François de Rugy, entre autres, et une ligne "frondeuse", matérialisée par Cécile Duflot qui, selon le coprésident des députés écolos, "signe un peu l'acte de décès d'Europe Ecologie - Les Verts".

[BONUS TRACK] Les Républicains ? Pourquoi pas

Selon les informations d’Europe 1, Nicolas Sarkozy vote pour que "Les Républicains" soit le nouveau petit nom de l’UMP nouvelle formule. Si Gérard Larcher ne dit ni oui ni non à cette nouvelle appelation, il reconnaît que "c’est en tous cas les valeurs qui nous rassemblent". Et lui, le gaulliste d’ajouter malicieusement, alors que le nouveau parti en gestation doit être capable de rassembler la droite et le centre :

 

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Et ça va au-delà de l’UMP. Il faut en débattre.

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Du rab sur le Lab

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