Les sondages vont déterminer le candidat UMP à la présidentielle de 2017, pronostique Jean-Pierre Raffarin

Publié à 09h25, le 11 mars 2015 , Modifié à 09h35, le 11 mars 2015

Les sondages vont déterminer le candidat UMP à la présidentielle de 2017, pronostique Jean-Pierre Raffarin

DÉMOCRATIE D'OPINION - Il n’a jamais été un grand partisan de la primaire et trouve d’ailleurs "amusant" que ce soient des gaullistes qui aient opté pour "cette mesure anti-gaulliste". Mais Jean-Pierre Raffarin se plie à la décision de l’UMP d’organiser une primaire pour désigner leur candidat à la présidentielle de 2017. Et imagine que le candidat parfait sera déterminé par les sondages.

S’il penche aujourd’hui plutôt pour un soutien à Alain Juppé, dont il dit partager la ligne politique d’une union de la droite et du centre, l’ancien Premier ministre "ne veut pas anticiper le choix de la primaire, surtout qu’il y aura le 30 mai un nouveau parti (qui pourrait s'appeler Les Républicains, ndlr)", explique-t-il ce mercredi 11 mars sur BFM TV.

Plaidant pour que les candidats UMP à l’Elysée partent sur la ligne de départ avec un programme commun décidé par le parti, même s’il leur souhaite également une part de liberté, le sénateur de la Vienne prédit qu’un candidat se dégagera naturellement. Grâce aux sondages et aux médias.

La primaire sera sans doute utile. Je n’en suis pas certain, j’étais réservé sur le principe dès le départ. Nous verrons le moment venu mais je crois que si quelqu’un se dégage, le parti voudra se rassembler derrière lui.

Il poursuit, répondant à la question de savoir comment pourrait se dégager ce candidat idoine pour l’emporter en 2017 :

En grande partie les médias, les sondages. Le fait nouveau, c’est que Marine Le Pen peut gagner et il y aura un certain nombre de sondages qui vont sortir, fin 2015, début 2016, et qui diront si un des candidats est capable, en toutes circonstances, de gagner contre Marine Le Pen. Et celui-là aura une avance considérable et tout le monde souhaitera se rassembler.

Jean-Pierre Raffarin est cohérent avec lui-même. En avril 2013, il prédisait déjà qu’un candidat UMP se dégagerait "naturellement" pour 2017, prenant l’exemple de la primaire UMP pour les municipales à Paris qui avaient couronné, sans surprise, Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour le résultat que l’on connait et l’élection d’Anne Hidalgo. 

[BONUS TRACK] Le FN ≠ PS

"JPR" est-il "FNPS" comme Nicolas Sarkozy ? Pas tout à fait. Pour l’élu UMP, "le risque important est le risque de l’extrémisme". Et s’il affirme que le PS "a des responsabilités immenses dans la montée du FN", il assume de faire du parti de Marine Le Pen "un adversaire premier". Il ajoute :

On ne peut pas les mettre tout à fait sur le même plan. On ne peut pas les comparer.

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