Lionel Jospin n’aurait pas accepté un siège au Conseil constitutionnel pour un mandat de neuf ans

Publié à 19h20, le 22 décembre 2014 , Modifié à 19h23, le 22 décembre 2014

Lionel Jospin n’aurait pas accepté un siège au Conseil constitutionnel pour un mandat de neuf ans
Lionel Jospin, le 13 mai 2014 © PHILIPPE HUGUEN / AFP

FOUR MORE YEARS - Lionel Jospin a décidément toutes les qualités requises pour le Conseil constitutionnel : l'estime de Claude Bartolone (qui a proposé son nom), celle du Parlement, mais surtout la sagesse issue de l'expérience.

À 77 ans, l’ancien Premier ministre ne se voyait pas siéger neuf ans, la durée prévue par la Constitution, rue de Montpensier. Il a donc "hésité" à quitter sa retraite de l’île-de-Ré, selon le Canard Enchaîné daté de lundi 22 décembre.

À  son ami Daniel Vaillant, qui était son ministre de l’Intérieur à l’époque de la cohabitation, l’ex-chef du gouvernement s’en est ouvert :

"

Si ça avait été neuf ans, j’aurais refusé, compte tenu de mon âge. C’est lorsque j’ai appris que c’était pour quatre ans que j’ai accepté.

"

Voilà qui pourrait expliquer le désintérêt passé de Lionel Jospin pour la fonction de juge constitutionnel. Son mandat sera effectivement plus court que celui des autres "Sages", puisqu’il prend la suite de Jacques Barrot. Au moment de son décès le 3 décembre 2014, l’ex-ministre du Travail de Jacques Chirac n’avait siégé que cinq ans au Conseil constitutionnel.

Reste que les scrupules de Lionel Jospin l’honorent. Comme le fait remarquer le Canard, l’ancien candidat à la présidentielle de 2002 reste loin de Valérie Giscard d’Estaing et ses 89 printemps.

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