"Madame le président" : l’Assemblée confirme la sanction contre le député UMP Julien Aubert

Publié à 14h49, le 12 novembre 2014 , Modifié à 14h49, le 12 novembre 2014

"Madame le président" : l’Assemblée confirme la sanction contre le député UMP Julien Aubert
Julien Aubert. © Maxppp.

Le groupe UMP va-t-il organisé un Auberthon, sur le format du Sarkothon, pour aider le député Julien Aubert ? Ce mercredi 12 novembre, le Bureau de l’Assemblée nationale, la plus haute instance collégiale du Palais Bourbon, a en effet confirmé la sanction à l’égard de Julien Aubert, qui avait persisté à appeler la présidente de séance, Sandrine Mazetier, "Madame le président".

Le député UMP du Vaucluse a été auditionné ce mercredi par le bureau, qui réunit autour du président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS) les vice-présidents, les questeurs et secrétaires de l'Assemblée, représentant l'ensemble des groupes politiques. Les membres UMP du bureau ont voté contre le maintien de sa sanction, qui a été confirmée par 11 voix contre 6 et devient définitive.

La sanction ? Un retrait, pour un mois, d’un quart de son indemnité parlementaire. Soit une perte pour Julien Aubert de 1.378 euros.

Début octobre, Julien Aubert s'était fait rappeler à l'ordre dans l'hémicycle pour s'être obstiné à appeler la présidente de séance, Sandrine Mazetier (PS), "Mme le président" lors des débats sur le projet de loi sur la transition énergétique. Il avait affirmé ne faire que suivre "l'Académie française". Il s’agissait là du deuxième épisode de la bataille sémantique entre Julien Aubert et Sandrine Mazetier. Le premier épisode avait eu lieu en janvier 2014 et la députée socialiste avait appelé, en réponse, Julien Aubert "monsieur la députée".

139 députés UMP avaient ensuite demandé au président de l’Assemblée de lever la sanction financière contre l’élu du groupe présidé par Christian Jacob. Quelques jours plus tard, l'Académie française, gardienne de l'usage de la langue, avait rappelé avoir accueilli dans son dictionnaire plusieurs noms féminisés de métiers et de fonctions "pourvu qu'ils soient formés correctement et que leur emploi se soit imposé", faisant écho à cet incident à l'Assemblée.

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