Manuel Valls refuse d’être dans "la synthèse" et assure qu’il a "gagné la bataille des idées" au PS

Publié à 13h11, le 27 octobre 2014 , Modifié à 13h14, le 27 octobre 2014

Manuel Valls refuse d’être dans "la synthèse" et assure qu’il a "gagné la bataille des idées" au PS
François Hollande et Manuel Valls. © REUTERS/Yoan Valat/Pool

WINNER - Il est passé à l’offensive, imposant ses thèmes et ses transgressions. Et il persiste sur cette ligne politique sociale-démocrate (ou sociale-libérale selon le point de vue). Manuel Valls se veut iconoclaste comme patron de la majorité gouvernementale socialiste. A l’opposé d’un François Hollande qui se veut rassembleur et adepte de la "synthèse", comme il l’a rappelé lorsqu’il a décoré Valls de l’ordre national du Mérite, le Premier ministre, lui, clive.

"Je ne me laisserai pas tirer vers le bas, je ne me laisserai pas enfermer", a-t-il confié à Caroline Roux et relayé ce lundi 27 octobre sur Europe 1, assumant :

Ce n’est pas à moi de faire la synthèse. L’illisibilité, la godille, ça ne marchera pas.

Et d’ajouter, en rapport avec sa fracassante interview dans l’Obs dans laquelle il dit vouloir en finir avec ce qu’il appelle "la gauche passéiste" et déclare "soyons gramsciens" :

La bataille des idées, je l’ai gagnée. (au PS, ndlr)

Après avoir choqué une partie du PS en remettant, une nouvelle fois, en cause le nom même du parti, Manuel Valls s’était vu rappelé à l’ordre, notamment par le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone qui lui a conseillé de se "concentrer" sur son travail à Matignon.

Réponse de l’ancien candidat à la primaire PS :

Bartolone veut la place, mais je ne lui laisserai pas.

Pour se défendre de lorgner sur Matignon, pour lequel son nom fut un temps évoqué pour remplacer Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone nie toute ambition d’une telle nature. Il y oppose même l’une des propositions chocs de son livre, Je ne me tairai plus, à savoir la suppression du poste de Premier ministre.

Une proposition sur laquelle le résident de l’Hôtel de Lassay aime à raconter l’échange qu’il a eu avec Manuel Valls à ce sujet :

- Valls : Alors tu veux me supprimer ?

- Bartolone : Non, je veux te faire entrer dans l’histoire. Je veux que tu sois le dernier prés… Premier ministre de la 5e.

Du rab sur le Lab

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