Marine Le Pen et Florian Philippot iront soutenir la candidate FN pour la législative partielle dans le Doubs

Publié à 19h29, le 06 janvier 2015 , Modifié à 19h29, le 06 janvier 2015

Marine Le Pen et Florian Philippot iront soutenir la candidate FN pour la législative partielle dans le Doubs
Marine Le Pen et Florian Philippot © AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

#SOUTINE - L'occasion de s'emparer d'un siège de député supplémentaire, ça ne se néglige pas. Entré à l'Assemblée nationale à la faveur des élections législatives de juin 2012, le Front national pourrait gonfler ses rangs au Palais Bourbon, aujourd'hui occupés par Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, grâce à la législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs, début février.

Une élection qui doit désigner le successeur de Pierre Moscovici, devenu entre temps commissaire européen. Comme toute élection intermédiaire, ce scrutin sera tout sauf paisible pour le PS. Surtout qu'en 2012, l'ancien ministre de l'Économie avait été élu avec 49% des voix dans une triangulaire l'opposant à l'UMP (26%) et au parti de Marine Le Pen (24%). Ce dernier, représenté par l'eurodéputée Sophie Montel, espère donc bien glaner ce troisième siège. 

Et pour mettre toutes les chances de son côté, le FN ne négligera pas la présence de terrain. D'après France 3 Franche-Comté, Marine Le Pen et Florian Philippot eux-mêmes iront soutenir leur candidate sur place dans les semaines qui viennent. Le vice-président du parti frontiste s'y rendra le 14 janvier et la présidente, le 23. 

Deux soutiens de poids pour Sophie Montel, qui croit en ses chances et vante ses atouts très "made in Doubs" auprès de France 3 :

Oui, je suis très attachée au Pays de Montbéliard. Je ne suis pas une parachutée. Je vais organiser un Tour Opérator pour montrer tous les lieux de ma jeunesse : mon école maternelle, primaire, mon collège à Audincourt, puis mon lycée à Valentigney… Le cabinet dentaire de mon père… L’entreprise de mon frère. C’est ma circonscription. C’est la 4ème fois que je m’y présente. Je suis légitime.

Elle raille également les candidatures d'autres candidats d'extrême droite et prédit leurs arguments anti-FN, issus d'une actualité récente qui a généré quelques *menues* tensions entre certains cadres du parti :

Ils viennent pour gratter deux points. Ils vont dire que le FN perd ses valeurs, que c’est un repère d’homosexuels… Je pressens que la campagne va descendre bien bas…

"Bien bas", tout l'inverse de son propre score : elle estime en effet qu'il y a "un risque que le candidat socialiste soit éliminé dès le premier tour", comme ce fut le cas récemment dans l'Aube. Et la frontiste d'avertir :

Si j’étais socialiste, je me ferais du souci…

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