Michel Sapin dédramatise la perte de la majorité absolue par le groupe PS à l'Assemblée

Publié à 16h33, le 01 février 2015 , Modifié à 16h33, le 01 février 2015

Michel Sapin dédramatise la perte de la majorité absolue par le groupe PS à l'Assemblée
Pierre Moscovici et Michel Sapin © EMMANUEL DUNAND / AFP

Quelques heures avant les résultats du premier tour de la législative partielle dans le Doubs, Michel Sapin est revenu sur l'état des forces socialistes à l'Assemblée nationale. En filigrane, la perte de la majorité absolue du groupe PS après le départ officiel du député Jean-Pierre Maggi chez les radicaux de gauche, fin janvier. La situation pourrait donc s'aggraver avec la législative partielle dans le Doubs si jamais la circonscription de Pierre Moscovici tombe dans l'escarcelle du FN ou de l'UMP.

Mais Michel Sapin, qui semble partager avec son ami François Hollande un optimisme à toute épreuve, ne semble pas inquiet. Pour lui, ce n'est pas tellement grave si le PS n'a plus la majorité absolue à l'Assemblée. Invité du Supplément de Canal+, dimanche 1er février, le ministre des Finances a été interrogé sur le sujet. Il a dit :

Alors je ne sais pas si on a plus la majorité à l’Assemblée, mais ça ne se voit pas, parce que les textes sont votés. Donc à chaque fois qu’on nous dit 'vous n’avez pas la majorité', tiens, il y a une majorité pour voter les textes.

Sauf que Michel Sapin est conscient que cette perte de la majorité absolue oblige à des accords avec les autres groupes pour faire voter des lois, d'autant qu'au sein du groupe PS, certains, les fameux "frondeurs", n'apportent par leur vote à des textes portés par le gouvernement. C'est ce qui va se passer par exemple avec la loi Macron, rejetée par des élus socialistes mais approuvée par des députés UMP. Là encore, Michel Sapin a fait preuve d'un optimisme farouche. Il a expliqué :

Que, à droite, il y en ait qui disent : 'écoutez, ça va dans le bon sens, pourquoi on refuserait de voter quelque chose qui va dans le bon sens ?' ça me paraît plutôt bon signe, non ?

Avec le départ officiel de Jean-Pierre Maggi chez les radicaux de gauche, et avant la législative partielle dans le Doubs, le groupe SRC mêlant socialistes et apparentés compte 288 membres. Soit un de moins que les 289 sièges nécessaires à la majorité absolue. À noter qu’en 2012, le groupe socialiste comptait 297 députés.

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