Nicolas Sarkozy critiqué dans son camp pour sa tribune, François Hollande dans le sien pour lui avoir répondu

Publié à 12h02, le 22 mars 2014 , Modifié à 16h33, le 23 mars 2014

Nicolas Sarkozy critiqué dans son camp pour sa tribune, François Hollande dans le sien pour lui avoir répondu
Nicolas Sarkozy et François Hollande, le 10 décembre 2013, lors de la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, en Afrique du Sud (Reuters)

PIF-PAF - La lecture croisée, ce samedi 22 mars, du Parisien et du Figaro permet de se rendre compte que certains, à droite, reprochent vertement à Nicolas Sarkozy d'avoir écrit, avec sa plume si particulière, sa tribune très énervée. Et que d'autres, à gauche, pensent sous couvert d'anonymat que François Hollande n'aurait pas du lui répondre par médias interposés.

#DANS LE CAMP SARKOZY

Le Parisien observe ainsi "un certain malaise à l'UMP", une tribune publiée vendredi 21 mars dans Le Figaro qui "dérange les barons" et donne notamment la parole à un secrétaire national de l'UMP. Un homme dont on ne connaîtra pas le nom, dont on saura juste qu'il est partisan de François Fillon, qui évoque un "comportement totalement égoïste" de Nicolas Sarkozy :

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Pour quelqu'un qui a été un homme d'État et aspire à le redevenir, il a joué contre l'intérêt général de son camp.

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Un ancien ministre, toujours cité par le Parisien, estime que "c'est du Sarko pur sucre : cash, frontal, toujours dans l'agressivité. Au fond il n'a pas changé".

#DANS LE CAMP HOLLANDE

Un "proche du président", cité parLe Figaro, reproche au chef de l'État d'avoir immédiatement jugé "forcément insupportable" la comparaison faite par son prédécesseur entre la justice française et la Stasi, ancienne police politique de l'ex-RDA : 

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Je pensais que Hollande ne ferait pas le cadeau à Sarkozy de partager l’arène avec lui mais il lui a sans doute été difficile de résister.

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Un "ténor socialiste" critique dans le même article le président de la République pour s'être "laissé emporter par la dimension personnelle qui existe entre Sarkozy et lui. Une dimension qui va bien au-delà de la politique" :

"Ce sont deux coqs dans une même basse-cour", analyse enfin un "vieil ami du président", cité par le Figaro, qui rappelle que "Hollande se vit comme l’antithèse de Sarkozy".

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