Non non, Jean-Vincent Placé n’est pas du tout fâché avec sa "copine" Cécile Duflot

Publié à 15h16, le 03 septembre 2014 , Modifié à 19h34, le 17 octobre 2014

Non non, Jean-Vincent Placé n’est pas du tout fâché avec sa "copine" Cécile Duflot
Jean-Vincent Placé et Cécile Duflot © Reuters / Montage Le Lab

TROP COPAINS – Arrêtez de dire que Jean-Vincent Placé et Cécile Duflot sont en froid ou que la décision de la seconde de quitter le gouvernement en avril dernier aurait acté "la fin d'un cycle" entre eux. Non, leurs relations sont normales, a assuré le sénateur écolo, mercredi 3 septembre sur RMC.

Et pour le démontrer, Jean-Vincent Placé a expliqué qu’ils avaient même "dîné ensemble la semaine dernière" :

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D’ailleurs, je ne vais pas raconter notre vie mais on a même dîné ensemble la semaine dernière. Pour faire le point, je l’ai eue ce matin au téléphone, on a parlé de la situation du pays, des interventions de François Rebsamen [sur le renforcement du contrôle des demandeurs d'emploi, ndlr]. […] Si, en plus, dans son propre parti, on n’est même plus capable de parler avec sa propre copine…

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"On a beaucoup de points communs" avec l’ancienne ministre du logement et la secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, a-t-il encore affirmé. Les deux anciens membres de "la Firme" d'EELV, selon les mots de Noël Mamère, semblaient pourtant avoir quelques différends depuis la nomination de Manuel Valls à Matignon.

Jean-Vincent Placé considérait en juin, dans une tribune publiée après les mauvais scores des écologistes aux élections européennes, que la stratégie de Cécile Duflot - "cartonner encore plus le gouvernement" et se rapprocher de la gauche du PS - était une "faute politique".

À la même époque, l'ex-ministre n'était pas tendre avec Jean-Vincent Placé et ses ambitions ministérielles : "Il a passé deux ans à taper à bras raccourcis sur le gouvernement, qu'il soutient aujourd'hui plus que quand j'étais ministre", avait-elle commenté, selon des propos rapportés par Le Monde.

Le livre de Cécile Duflot, très critique à l'égard de François Hollande, Manuel Valls et, plus largement, de l’action du gouvernement lorsqu’elle en était membre, n'a pas non plus les faveurs du sénateur, qui le juge "extrêmement sévère".

Et s'il a finalement jugé que "les conditions n'étaient pas réunies" pour entrer au gouvernement la semaine dernière, Jean-Vincent Placé a tout de même appelé ses amis écologistes à "la responsabilité", mercredi 3 septembre, afin de "ne pas faire chuter le gouvernement". Manuel Valls sollicitera la confiance du Parlement le 16 septembre, date à laquelle il fera son discours de politique générale à l'Assemblée nationale.

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