Pour Jean-Marie Le Guen, Syriza et Tsipras sont plus proches de François Hollande que de Jean-Luc Mélenchon

Publié à 16h39, le 25 janvier 2015 , Modifié à 17h17, le 25 janvier 2015

Pour Jean-Marie Le Guen, Syriza et Tsipras sont plus proches de François Hollande que de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Marie Le Guen. © MARTIN BUREAU / AFP

Ce dimanche 25 janvier ont lieu les élections législatives en Grèce. Avec un grand favori, Syriza, le "parti de la gauche radicale", et sa tête de proue, Alexis Tsipras, régulièrement présenté comme le "Jean-Luc Mélenchon" grec. Une délégation "œcuménique" mêlant Front de gauche, EELV et Nouvelle donne est d’ailleurs en Grèce pour soutenir cette "gauche radicale" à laquelle elle a apporté son soutien via un meeting parisien mettant en scène Jean-Luc Mélenchon et Cécile Duflot.

Mais ils se trompent tous sur ce que représente politiquement Syriza, selon Jean-Marie Le Guen. Pour le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, classé à l’aile droite du PS et proche de Manuel Valls, Syriza est plus proche idéologiquement de François Hollande que de Jean-Luc Mélenchon. A L’Opinion, ce dimanche 25 janvier, Jean-Marie Le Guen assure, critiquant en creux ce qu’il semble dénoncer comme une récupération politique, notamment de la part de la "radicalisée" Cécile Duflot :

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Syriza pourrait bénéficier de mon soutien autant que de celui de Cécile Duflot, car il est en train de se mettre sur des positions euro-compatibles, plus proches de celles de François Hollande que de celles de Jean-Luc Mélenchon.

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"La France n’est pas la Grèce, et eux ne sont pas Syriza", poursuit le secrétaire d’Etat. Début janvier, dans une interview à L’Hémicycle, Jean-Marie Le Guen déjà voulait minimiser la proximité affichée entre une partie de la gauche française et le favori des élections grecques.

Pour lui, le parti d’Alexis Tsipras s’apparente plus au Parti socialiste des années 1970/1980 qu’au Front de gauche actuel. Il déclarait ainsi :

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La situation espagnole est plus ambiguë, mais en Grèce, je constate que Syriza – bien que ce parti tienne un discours très alternatif – semble s’inscrire pleinement dans la réalité politique et économique du pays. À cet égard, ils me font plus penser au PS français des années 70-80 qu’à l’extrême gauche française d’aujourd’hui.

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[BONUS TRACK] Ce secrétaire d'Etat qui ne soutient pas Huchon

Ils sont deux socialistes à vouloir être tête de liste pour les régionales de décembre 2015 en Ile-de-France : le sortant, Jean-Paul Huchon, président de la région depuis 1998 ; et Marie-Pierre de la Gontrie. Jean-Marie Le Guen, lui, a choisi son poulain. Et il s’agit de Marie-Pierre de la Gontrie, son ancienne suppléante. A L’Opinion, le secrétaire d’Etat confie :

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Marie-Pierre est une amie, que j’avais soutenue il y a quelques années lorsqu’elle s’est investie dans le combat politique, et notamment dans le combat régional. C’est une femme d’une très grande qualité. Evidemment elle a mon soutien, et évidemment, affirmer les qualités de Marie-Pierre, ce n’est pas déprécier le travail et la personnalité de Jean-Paul Huchon.

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