Robert Ménard confie la rédaction d'un livre sur Béziers à l'écrivain Renaud Camus, théoricien du "grand remplacement"

Publié à 10h09, le 18 octobre 2014 , Modifié à 10h26, le 18 octobre 2014

Robert Ménard confie la rédaction d'un livre sur Béziers à l'écrivain Renaud Camus, théoricien du "grand remplacement"
Renaud Camus et Robert Ménard © MaxPPP - Montage Le Lab

LA PLUME - Robert Ménard veut un livre sur la ville dont il est maire, Béziers. Et pour l'écrire, il a tout naturellement pensé à l'écrivain Renaud Camus, d'après les informations du Monde. Le quotidien ajoute que "l'ouvrage sera par la suite offert aux visiteurs de la ville".

Élu en mars dernier avec le soutien du Front national, dont il n'est pas membre, Robert Ménard fait donc appel au théoricien du "grand remplacement", idée selon laquelle la population française "de souche" est en passe d'être "remplacée" par des populations issues de l'immigration en provenance d'Afrique et du Maghreb. Une théorie dont l'écho est grandissant, en particulier dans les milieux d'extrême droite. Renaud Camus a été condamné le 10 avril 2014 pour "provocation à la haine religieuse et à la violence".

Selon Midi Libre (article payant), "la commission d'appel d'offres de la Ville a validé la proposition de Robert Ménard", au mois de mai dernier, de confier la rédaction de ce livre à l'écrivain. Le maire défend ainsi son idée, selon des propos relayés par le quotidien régional :

"

C'est l'une des plus belles plumes actuelles de la littérature française. On n'a pas un beau livre à offrir sur Béziers.



[...] Il a les idées qu'il a. Ça n'a rien à voir. Je ne confonds pas tout.

"

Depuis qu'il a été élu maire de Béziers, Robert Ménard a pris plusieurs mesures qui ont suscité la polémique comme l'interdiction des crachats dans les rues de la ville (alors que cela est déjà théoriquement puni par la loi) l'interdiction d'étendre le linge aux balcons, fenêtres et façades des immeubles visibles des voies publiques ou l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans (du 15 juin au 15 septembre, durant les week-ends et les périodes de vacances scolaires) dans certains secteurs de la ville.

Le 1er septembre, dans une interview au quotidien italien La Stampa, le premier édile avait qualifié la France de "pays liberticide" dirigé par "deux pyromanes", à savoir Manuel Valls et François Hollande.

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