SMS impliquant Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé dans l’affaire Bygmalion : l’explication de Jérôme Lavrilleux

Publié à 07h11, le 19 juin 2014 , Modifié à 07h11, le 19 juin 2014

SMS impliquant Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé dans l’affaire Bygmalion : l’explication de Jérôme Lavrilleux
© Maxppp.

C’est un petit jeu de poker menteur que se livrent les protagonistes impliqués dans l’affaire Bygmalion. Suite à sa mise en garde à vue, Jérôme Lavrilleux s’est confié à Libération de ce jeudi 19 juin après avoir livré sa vérité à la police. L’ex bras droit de Jean-François Copé y réaffirme que l’ensemble des fausses factures – et de la double comptabilité révélée par Mediapart – a servi "à masquer les coûts réels de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012". 

Surtout, Jérôme Lavrilleux, qui entrera en fonction de député européen au 1er juillet, épargne Jean-François Copé et balance la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy, Guillaume Lambert et Eric Cesari en tête. "Ils peuvent toujours faire les ravis de la crèche et répéter qu’ils ne savaient pas, ne voulaient pas, mais devant les policiers, ils auront plus de mal", lance ainsi celui qui a été décoré de l’ordre du Mérite par Nicolas Sarkozy en 2012.

Dans ces aveux, et suite à la révélation, par le Figaro, d’un SMS expliquant que Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé étaient au courant des excès de dépenses durant la campagne, Jérôme Lavrilleux prend la défense des deux hommes. Et justifie ce SMS qui pourrait sembler compromettant :

Il ne s’agit pas de l’argent des comptes de campagne. Ce SMS évoque le problème des banques qui veulent alors se retirer de notre pool bancaire, sentant la défaite approcher. Si la BNP ou la Société générale étaient parties, nous aurions été en cessation de paiement. C’est de ce sujet dont il a été question entre Copé et Sarkozy.

A LIRE EGALEMENT:

>> Lavrilleux mouille la garde rapprochée de Sarkozy (Libération)

>> Bygmalion : Lambert cible Lavrilleux (Le Figaro)

>> Ce SMS où Jérome Lavrilleux explique que Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé sont au courant des excès de dépenses (Le Lab)

Du rab sur le Lab

PlusPlus