Thierry Mariani fustige le "masochisme" de l'UMP qui a "réouvert la question du ni-ni" avant les élections locales

Publié à 13h00, le 04 février 2015 , Modifié à 13h05, le 04 février 2015

Thierry Mariani fustige le "masochisme" de l'UMP qui a "réouvert la question du ni-ni" avant les élections locales
Thierry Mariani © PIERRE VERDY / AFP

MASO - La position officielle de l'UMP concernant le front républicain a été éclaircie, mardi 3 février. En décidant d'appeler ses électeurs à l'abstention ou au vote blanc pour le second tour de la législative partielle dans le Doubs, dimanche 8 février, le parti d'opposition se rallie donc au "ni-ni" en vigueur depuis 2011. Contre l'avis de Nicolas Sarkozy et malgré l'expression de nombreuses divergences à ce sujet dans ses rangs.

Parmi les tenants de la position la plus ferme - "ni FN, ni PS" - se trouve Thierry Mariani. On pourrait donc penser que la décision prise par le bureau politique de l'UMP satisfait l'ancien secrétaire d'État chargé des Transports sous Nicolas Sarkozy. Mais pas tout à fait. Il s'inquiète en réalité du mélodrame occasionné par ce débat dans les rangs de l'opposition, alors que s'approchent les élections cantonales de mars et les régionales de décembre, lors desquelles pourraient à nouveau se présenter des duels FN-PS.

Sur Twitter ce mercredi 4 février, le député UMP considère donc que "rouvrir" ce débat à quelques encablures d'échéances électorales relève du "masochisme" pour l'UMP, qui se "condamne" ainsi à "connaître les mêmes débats" sous peu :

Une prise de position qui rejoint celle du président du groupe UMP au Sénat, Bruno Retailleau. Mardi matin, ce dernier estimait que l'UMP devait choisir entre le "ni ni" et "le suicide collectif". Mariani regrette par ailleurs la synthèse que Nicolas Sarkozy a tenté d'incarner sur ce sujet, ouvrant de fait la porte à la cacophonie des trois derniers jours. Sur iTÉLÉ mardi soir, Thierry Mariani expliquait :

Nicolas Sarkozy cherche à tout prix à rassembler tout le monde mais par moments, quand on est un chef, il faut décider.

Le représentant des Français de l'étranger (Europe de l'Est, Asie, Pacifique) se fend enfin d'une tribune publiée par Le Monde, mercredi, justifiant et explicitant son point de vue. Appeler à voter PS reviendrait à "cautionner la politique irresponsable menée depuis le début du quinquennat", quand le vote FN serait "aberrant" et "preuve d'égarement", écrit-il. Le front républicain que le PS appelle de ses vœux et défend lui-même en cas de duel FN-UMP, enfin, "révèle une vision caricaturale qui ne trompe plus personne" et serait "seulement un aveu d'impuissance", selon Thierry Mariani. 

Lundi, il affirmait que si le FN venait à gagner un troisième siège de député à l'occasion de cette partielle dans le Doubs, "la République ne serait pas en danger pour autant". Et trouvait "choquant que [son] parti n'ait pas déjà exprimé une ligne claire et attende mardi pour se décider" contre un appel à voter PS.

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