Une année sabbatique généralisée pour relancer l'emploi, sujet le plus lu de la semaine

Publié à 14h17, le 07 février 2015 , Modifié à 18h06, le 07 février 2015

Une année sabbatique généralisée pour relancer l'emploi, sujet le plus lu de la semaine
© Montage le Lab via AFP

BEST-OF HEBDO - Le samedi, c'est jour de Top Hebdo, le classement des articles les plus lus de la semaine sur Le Lab. En tête des articles qui vous ont le plus intéressé ces sept derniers jours, la proposition de la présidente des jeunes socialistes pour relancer l'emploi : une année sabbatique pour chaque salarié.

Mais ce n'est pas tout : on retrouve également les *petites* erreurs de Christine Boutin et Laurent Wauquiez, Rachida Dati qui s'en prend à Nathalie Kosciusko-Morizet ou Florian Philippot qui accuse François Hollande de diffamation envers une candidate FN.

#1 - Année sabbatique pour tous

C'est la proposition, disons originale, de Laura Slimani pour endiguer le chômage en France : permettre à chaque salarié de bénéficier d'une année sabbatique. Jugeant qu'il est aujourd'hui nécessaire de "réduire le temps de travail" et rendant hommage aux 35 heures ("la seule manière pour créer massivement de l'emploi ces dix dernières années"), elle explique : 

Il y a pleins de manières de réduire le temps de travail. On peut le faire dans la semaine, mais on peut aussi le faire dans l'année. Par exemple, en proposant une année sabbatique à chaque salarié. [...] On est dans un dogme qui est de dire qu'il faut travailler plus alors qu'en fait, de fait, la société travaille moins. Ce n'est pas parce qu'elle veut pas travailler, mais c'est parce qu'on a des gains de productivité qui augmentent tellement que, finalement, on ne peut pas continuer à travailler autant.

Une année sabbatique qui dans son esprit se ferait dans le cadre de la "carrière d'un salarié par exemple tous les dix ou vingt ans" et "dans le cadre, évidemment, d'accords avec les partenaires sociaux".

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#2 - Dati vs NKM

"Très grave et disproportionné". C'est ainsi que Rachida Dati juge les propos de Nathalie Kosciusko-Morizet qui, la veille, avait préconisé le placement d'enfants pour répondre au risque de radicalisation. L'ancienne candidate à la maire de Paris avait pris un "exemple très concret" pour illustrer sa position : celui de "dizaines d’enfants qui le matin arrivent tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents." Elle dénonçait en cela une dérive radicale.

La députée UMP de Paris expliquait relater une conversation avec le maire de Mulhouse, Jean Rottner, qui lui aurait rapporté de tels cas. Mais, deux jours plus tard, elle faisait son mea culpa à ce sujet : "Ces propos sont inexacts et proviennent d'une mauvaise interprétation d'une conversation avec le maire de la ville", expliquait NKM dans un communiqué.

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#3 - Christine Boutin tweete encore trop vite

La présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate s'est fendue d'un tweet ce 2 février pour dénoncer l'arrivée d'un certain "Augustin Legrand" à la communication de Marine Le Pen. Augustin Legrand, notamment cofondateur de l'association Les enfants de Don Quichotte, militant pour le droit au logement et conseiller régional écolo d'Ile-de-France. Or, ce monsieur n'a rien à voir avec le Front national.

Christine Boutin voulait parler d'Aurélien Legrand. Ce dernier a participé au lancement du NPA en 2009, avant de quitter le parti en 2010 et de rejoindre le FN en 2013. Il n'est pas la plume de Marine Le Pen mais de Wallerrand de Saint-Just, représentant du FN à Paris. 

Bref, Christine Boutin a encore fait une boulette sur Twitter.

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#4 - Les errements historiques de Wauquiez

Pour justifier le "ni ni" prôné par l'UMP pour le second tour de la législative partielle du Doubs, qui opposera dimanche 8 février la frontiste Sophie Montel au socialiste Frédéric Barbier, Laurent Wauquiez fait appel à l'histoire. Le numéro 3 de l'UMP lance : 

De Gaulle n'appelait pas à voter Guy Mollet. Assumons nos idées, ce sera déjà bien.

Alors certes, le général de Gaulle n'a jamais appelé à voter pour Guy Mollet, mais en même temps, le cas de figure ne s'est jamais présenté. À l'inverse, l'ancien président du conseil des ministres de la IVe République peut être considéré comme l'un des artisans du retour en politique de l'homme du 18 juin. Bien que président de la SFIO, Guy Mollet a rallié le général de Gaulle. C'était en mai 1958, en pleine guerre d'Algérie, et ce ralliement était pour le socialiste l'unique moyen d'éviter en France "une guerre civile sans armée républicaine". Guy Mollet a même participé à la rédaction de la constitution de la Ve République et il fut l'un des ministres d'État du premier président de la Ve République.

Une référence *pas tout à fait* opérationnelle, donc.

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#5 - Philippot, Hollande et la "diffamation"

Législative partielle, toujours. Pendant sa conférence de presse, jeudi, François Hollande a rappelé les propos de la candidate FN Sophie Montel, qui a par le passé défendue les propos de Jean-Marie Le Pen sur "l'évidente inégalité des races" (avant de revenir sur ses propos). Manière pour le chef de l'État d'expliquer que le Front national n'adhère pas aux "valeurs de la République".

Quelques minutes plus tard sur RTL, Florian Philippot estime que ce faisant, François Hollande a "diffamé" Sophie Montel. Et le vice-président du FN de fustiger "toute la caste politico-journalistique [qui] est derrière le candidat PS". Un nouvel exemple des relations pas toujours très amicales que le parti de Marine Le Pen entretient avec les médias.

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