Vote du budget rectificatif de la Sécurité sociale : 33 frondeurs socialistes s'abstiennent

Publié à 15h06, le 08 juillet 2014 , Modifié à 17h08, le 08 juillet 2014

Vote du budget rectificatif de la Sécurité sociale : 33 frondeurs socialistes s'abstiennent
Les députés PS frondeurs Laurent Baumel, Jean-Marc Germain et Christian Paul

AVIS DE FRONDE - Les députés ont voté ce 8 juillet le budget rectificatif de la Sécu (ou PLFRSS) sur fond de mécontentement d'un groupe de députés socialistes appelés "les frondeurs". Ils étaient 41 à s'abstenir lors de l'examen du plan d'économies présenté par Manuel Valls fin avril et se sont depuis organisés avec site internet, logo et réunions à part.

#RÉSULTATS

Le budget est adopté par 270 voix pour et 234 contre.

54 députés se sont abstenus, parmi lesquels 33 socialistes. Aucun n'a voté contre, contrairement à ce que certains avaient laissé entendre. C'est huit députés de moins que lors du vote sur le plan d'économies de Manuel Valls.

Voici la liste des 33 nouveaux frondeurs tweetée par le journaliste de Mediapart Mathieu Magnaudeix. Deux nouveaux frondeurs sont venus s'ajouterà l'issue du scrutin, arguant qu'ils avaient voulu "s'abstenir volontairement". Leur choix n'ayant pas été pris en compte, ils apparaissent dans les "pour". Il s'agit de Dominique Chauvel et de Jean-Pierre Dufaut.

 


Et voici le détail du scrutin :



#CONTEXTE

Les frondeurs socialistes menaçaient de s'abstenir, voire de voter contre le texte du gouvernement. Les écologistes avaient également prévu majoritairement de s'abstenir.

Un vote contre qui aurait mérité l'exclusion, aux yeux du député socialiste Nicolas Bays, qui le tweetait encore près d'une heure avant le vote :

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, tablait sur "une trentaine d’abstentionnistes" au groupe socialiste. En off, les frondeurs annoncçaient 40 à 50 réfractaires. Le patron du groupe, Bruno Le Roux, avait fait quant à lui comprendre que l'appartenance à la majorité se traduisait par le vote du Budget.

Le projet de loi contient les premiers allègements de cotisations patronales sur les bas salaires, ce que les frondeurs avaient tenté de limiter à coups d'amendements, qui ne sont pas passés. S'il entérine une baisse de cotisations pour certains salariés début 2015, le texte prévoit aussi le gel des pensions de retraite supérieures à 1.200 euros.

Le 1er juillet, la quasi totalité des frondeurs avait finalement décidé de ne pas s'opposer au vote du budget rectificatif, satisfaits des basses d'impôts obtenues. Ils avaient alors réitéré leur intention de s'opposer à celui de la Sécurité sociale.

Du rab sur le Lab

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