Jean-Christophe Cambadélis appelle les députés PS frondeurs à la "désescalade"

Publié à 12h06, le 14 juin 2014 , Modifié à 12h08, le 14 juin 2014

Jean-Christophe Cambadélis appelle les députés PS frondeurs à la "désescalade"
© Maxppp

HALTE-LÀ - Râler, c'est bien. S'organiser pour le faire est plus fâcheux. Alors que le Parti socialiste se réunit ce 14 juin pour son conseil national à Paris, Jean-Christophe Cambadélis, patron du parti, appelle dans Libération les parlementaires frondeurs de la majorité à "la désescalade".

S'il dit ne "pas être choqué" par leur besoin d'exprimer leurs désaccord - ce qui donne en langage politique "faire son travail" et "émancipation du Parlement" - Jean-Christophe Cambadélis redoute la véritable organisation mise en place par les frondeurs avec réunions de groupe à part chaque mardi, site internet et logo :

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Je ne suis pas choqué que des parlementaires fassent leur travail, ni par cette forme "d'émancipation" du Parlement. Je suis plus inquiet quand la forme de l'action est à ce point concertée qu'elle s'accompagne d'un logo et d'une logique globale antagoniste.

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Il leur demande donc de calmer le jeu :

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J'appelle à la désescalade, n'ajoutons pas à la crise politique abyssale l'émiettement du Parti socialiste, voire une sécession ou la tentation d'une crise parlementaire.

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Pour les convaincre, le chef du parti énumère les avancées obtenues par le parti auprès du gouvernement : "une priorité au PME, un coup de pouce aux ménages modestes, un effort particulier pour les emplois d'avenir ou les critères pour l'investissement dans le logement social."

Le plan d'économies présenté par Manuel Valls après sa nomination a fédéré une quarantaine de députés socialistes appelés depuis les "frondeurs". Ils se sont abstenus lors du vote et sont depuis dans la confrontation avec le gouvernement sur la politique économique mais aussi sur la réforme territoriale. Ils demandent par voie de presse à François Hollande un véritable changement de politique pour abandonner sa ligne sociale-libérale. Certains plaident même pour une primaire à gauche en 2016, y compris si François Hollande est candidat.

Du rab sur le Lab

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