Xavier "antisystème" Bertrand reproche à Manuel Valls d’être "bien dans le moule" : "nous avons aujourd’hui deux François Hollande"

Publié à 08h27, le 08 décembre 2014 , Modifié à 08h27, le 08 décembre 2014

Xavier "antisystème" Bertrand reproche à Manuel Valls d’être "bien dans le moule" : "nous avons aujourd’hui deux François Hollande"
Xavier Bertrand. © Maxppp.

Sachez-le, Xavier Bertrand est un rebelle. Candidat déclaré à la primaire UMP de 2016, le député-maire de Saint-Quentin se veut un candidat antisystème, "pas formé dans le même moule que les autres". Cet anticonformisme autoproclamé, c’est l’angle d’attaque de l’ancien patron de l’UMP pour critiquer l’interview dominicale de Manuel Valls sur France 2.

Invité de RTL ce lundi 8 décembre, Xavier Bertrand adopte d’abord un ton moqueur. "Il a changé", lance-t-il à propos du Premier ministre. Avant de développer, critique et ironique :

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Il a eu hier son bon brevet de politicien type, bien dans le moule. Il est là pour durer, pour rester, il n’est pas là pour faire, il n’est pas là pour réformer.

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Et, pour faire d’une pierre deux coups, l’ancien ministre du Travail poursuit son raisonnement antisystème en incluant François Hollande dans sa critique. "François Hollande a déteint sur lui", vitupère celui qui rêve de l’Elysée en 2017.

Il ajoute :

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Nous avons aujourd’hui deux François Hollande à la tête de l’Etat. On en n’avait vraiment pas besoin. Et tout le monde a compris qu’il ne se passerait plus rien en termes de réformes jusqu’à la fin du quinquennat.

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"Je me suis trompé sur lui. Je pensais qu’il essayerait de bousculer les choses", dit-il encore. Pour prouver que, d’après lui, Manuel Valls a donc changé, en mal, et est entré dans le moule, Xavier Bertrand revient sur la réforme territoriale. La suppression des départements annoncée initialement ? "Je me suis dit ‘moderne et courageux’", poursuit Xavier Bertrand qui estime qu’au final, Manuel Valls "a capitulé en rase campagne pour plaire au Président de la République".

Et celui qui a promis de mettre dans son projet pour 2017 le contrat de travail unique préconisé et défendu par le prix Nobel Jean Tirole de fustiger un Manuel Valls qui, selon lui, "n’a pas le courage de porter cette idée".

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