Borloo, Mélenchon, Royal, Le Foll : le multiplex politique du dimanche 20 octobre

Publié à 17h51, le 20 octobre 2013 , Modifié à 20h26, le 20 octobre 2013

Borloo, Mélenchon, Royal, Le Foll : le multiplex politique du dimanche 20 octobre
(Captures)

MULTIPLEX - Septième épisode de la saison II du multiplex politique du Lab. Au programme de ce dimanche : Jean-Louis Borloo sur France 5, Jean-Luc Mélenchon sur France Inter, Ségolène Royal sur BFM TV et Stéphane Le Foll sur RTL. 

Le Lab vous propose des "morceaux choisis" au fur et à mesure de la soirée.

> Jean-Louis Borloo, France 5 

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#MARIAGE BAYROU-BORLOO 

Le mariage entre le Modem et l'UDI ? François Bayrou jurait ce dimanche 20 octobre au matin que c'était pour "cette semaine". Moins pressé, Jean-Louis Borloo préfère prendre son temps :

Je ne sais pas si c'est cette semaine ... il y aura surement un jour une belle photo. Pourquoi on fait ça ? Très franchement, en un an, il a fallu ramer, ce n'est pas simple. (...)

Je pense que les gauches ne sont pas en situation de créer une dynamique, le parti unique du centre et de la droite n'est pas en situation de répondre. 

Pour Jean-Louis Borloo, un des éléments du rassemblement est celui des alliances éventuelles avec la gauche. "Est-ce que nous sommes prêts à faire une alliance avec les gauches ? La réponse est non. Est-ce que nous sommes automatiquement avec l'UMP ? La réponse est non. Est-ce que c'est notre allié privilégié ? La réponse est oui". 

Sur Europe 1, le président du MoDem affirmait que le texte de "rassemblement" avec l'UDI serait "ratifié cette semaine", précisant : "nous pourrons indiquer quels sont ses principes, quels sont ses buts et quel est le type d'organisation qu'il va proposer à chacun à ses membres." 

#GOUVERNEMENT

Jean-Louis Borloo refait le coup de la dissolution. Comme il l'a dit mercredi 16 octobre sur BFM TV, le président de l'UDI a suggéré à François Hollande de changer de gouvernement ou de dissoudre l'Assemblée nationale.

L'ancien ministre propose au chef de l'Etat de "réfléchir à une dissolution ou un référendum sur un sujet particulier", vu la gravité de la situation. Au moins pour marquer son autorité, se désolant du fait "qu'il n'y a plus aucun cap dans le pays". 

Le président de la République devrait ce soir rentrer, et relire la Constitution. Pour voir quelles sont les marges de manoeuvre que la Constitution lui donne dans les circonstances actuelles. 

> Ségolène Royal, BFM TV

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#LEONARDA

En phase avec le chef de l'Etat, Ségolène Royal assure qu'elle aurait adopté les mêmes choix :

J'aurais fait ce que le président a fait. Ce que le ministre de l'Intérieur a fait. 

François Hollande a rompu samedi un long silence sur l'affaire Leonarda, offrant à la collégienne de rentrer en France sans sa famille expulsée au Kosovo. Une proposition qui a reçu une réponse négative de la part de la jeune fille. 

Résultat, "le problème est réglé", estime Ségolène Royal. Ajoutant : "le principe c'est l'application de la loi."

Ségolène Royal appuie le président de la République, regrette "le déluge" de critique, et considère que ceux qui le critiquent auraient aussi formuler des critiques s'il avait pris la décision inverse. "Je voudrais que sur ces sujets là, la droite et la gauche travaillent sur des solutions durables et fiables". 

Répondant à Claude Bartolone, la présidente de la région Poitou-Charente assure que "personne n'a compris" sa sortie. Le président de l'Assemblée nationale avait, dans un tweet, considéré qu'il y avait la loi, mais également les "valeurs de la gauche". Réponse de Ségolène Royal, "la loi doit s'appliquer à tous" : 

Si on commence à opposer les lois aux valeurs, où est ce que ça s'arrête ? Par définition les valeurs sont dans les lois.

#FISCALITÉ 

En matière de fiscalité, Ségolène Royal exprime ses divergences avec les méthodes du gouvernement. Avec qu'elle avait déjà plaidé pour un "moratoire" sur les hausses d'impôts, la présidente de la région Poitou-Charente répète son opposition à l'augmentation de la pression fiscale : 

Je pense qu'il aurait fallu ne pas augmenter du tout les impôts. Comme je l'ai fait en Poitou-Charente. Les rentrées fiscales doivent d'abord venir de la relance économique. Si vous relancez l'activité, vous faites entrer de l'argent dans les caisses. 

La vice-présidente de la BPI plaide pour deux principes : la stabilité fiscale, et la lutte contre la fraude fiscale. "J'en parle depuis longtemps, j'en parlais déjà en 2007".

#MARSEILLE  

Si elle avait dû voter à Marseille pour la primaire socialiste, Ségolène Royal aurait choisi Samia Ghali, explique-t-elle. [Voir ici pour en savoir plus]

> Jean-Luc Mélenchon, France Inter 

#ACCORD PS PCF A PARIS 

Aux municipales parisiennes, le PS partira uni avec le PC dès le 1er tour. C'es tle choix des militants parisiens du PCF qui ont voté à 57% pour des listes communes avec le Parti socialiste dès le premier tour aux municipales.

Une position qui n'enchante pas Jean-Luc Mélenchon, qui avoue avoir le "coeur en cendres" : 

Je ne vais pas vous dire que je ne suis pas déçu, j'ai le coeur en cendres de voir ça. Je vais mesurer les dégâts. Laissez-moi le temps de reprendre mon souffle. Je vais partir la semaine prochaine en session à Strasbourg, ensuite je vais prendre une semaine de pause. Il faut que tout cela décante en moi. 

De toutes façons il y aura une liste Front de gauche à Paris, menée par Danielle Simonnet. Mais c'est vrai qu'une situation incroyable est créée. Paris c'est la capitale, tout le monde regarde. 

Et le co-président du Parti de gauche vise directement Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :

La décision s'est faite à 170 voix d'écart, concentrées dans les sections de Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, et du secrétaire fédéral, c'est bien normal, c'est deux hommes ont beaucoup d'influence. Pour nous, c'est le deuxième sujet de stupeur : que Pierre Laurent se soit autant engagé en faveur de cette union avec les socialistes. 

Il faut dire une chose : une fois que j'ai admis l'ampleur du revers. Je ne dis pas que c'est rien que le PCF ait quitté le Front de gauche à Paris. J'en prends acte. C'est très douloureux et ça va être très coûteux pour nous. Les socialistes sont encouragés dans leurs pires turpitudes. 

"J'ai le sentiment d'avoir été personnellement, odieusement trahi. Pendant qu'on parlait, les négociations ont commencé à partir du mois de juin. Je suis déçu mais je ne vais pas passer ma vie là dessus", lance-t-il, comparant Pierre Laurent à Robert Hue : 

Il y a eu Robert Hue avant, il y a Pierre Laurent maintenant, rien de nouveau. 

Et il avoue ne pas lui avoir parlé depuis le mois de juillet, à Porto. 

#LEONARDA

Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon attaque le chef de l'Etat sur l'affaire Leonarda. Le co-président du Parti de gauche a souligné "la confusion à la tête de l'Etat" sur ce sujet. Il a qualifié les propos de François Hollande de "cruels et inhumains" :

Je trouve ça cruel, je trouve ça inhumain ... une erreur monstrueuse.

De son côté, il estime que la gauche, à son arrivée aux responsabilités, aurait dû "revoir les lois sur l'immigration."

Il est quand même normal que les gens de gauche fassent des lois de gauche.

> Stéphane Le Foll, RTL 

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#LEONARDA

Lors de ce multiplex, Stéphane Le Foll était le seul ministre à faire le service après-vente de l'action du chef de l'Etat et du gouvernement dans l'affaire Leonarda.

Pour le ministre de l'Agriculture, les décisions prises par François Hollande l'ont été dans le respect de la loi et il n'y a "rien d'inhumain", dit-il, répondant aux critiques de la droite et de la gauche. 

Il a repris le terme utilisé par Manuel Valls pour qualifier les propos de François Hollande : "générosité". 

On est bien obligé de rappeler de temps en temps que dans cette République il y a à la fois (...) la responsabilité, le respect de la loi, en même temps qu'on peut avoir de la générosité.

Du rab sur le Lab

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