Comment NKM reconnaît difficilement qu'elle défend le "ni-ni" pour les élections départementales

Publié à 10h24, le 24 mars 2015 , Modifié à 10h45, le 24 mars 2015

Comment NKM reconnaît difficilement qu'elle défend le "ni-ni" pour les élections départementales
Nathalie Kosciusko-Morizet © Capture d'écrans BFM

C'EST PAS FACILE - Moment compliqué pour Nathalie Kosciusko-Morizet, mardi 24 mars sur le plateau de BFM-TV. Invitée à préciser la position de l’UMP pour le second tour des élections départementales en cas d’affrontement FN-PS, la numéro 2 de l’UMP a dû défendre le "ni-ni", ni vote PS ni vote FN. Position arrêtée par le bureau politique de l’UMP pour l’élection législative dans le Doubs et maintenue par Nicolas Sarkozy pour le second tour des départementales. Une décision à laquelle NKM s’était fermement opposée, en février, expliquant que si elle devait voter dans le Doubs, elle "choisirait de voter pour le candidat opposé au Front national", en l’occurrence un candidat PS.

Mais voilà, Nathalie Kosciusko-Morizet est numéro 2 de l’UMP. Et en cette qualité, elle est obligée de défendre les positions adoptées par son parti. Alors quand Jean-Jacques Bourdin lui demande, si elle "se résigne au "ni-ni"" dans les cantons ou l’UMP est éliminé au second tour, la  vice-présidente déléguée de l’UMP répond :

 

Vous savez bien qu’il y a eu un débat au sein de ma famille politique à l’occasion de la législative partielle du Doubs qui a été tranché par un vote en bureau politique. Ce vote a arrêté la position du parti sur ce qu’on appelle le "ni-ni". […] Pour ces élections départementales, et quand nous ne sommes pas représentés au deuxième tour, c’est la position officielle de l’UMP.

Position officielle, oui. Mais cette position officielle est-elle vraiment devenue la position personnelle de l’ancienne candidate à la mairie de Paris ? NKM, qui ne souhaite visiblement pas répondre à cette question,  se lance dans un jeu d’équilibriste :

 

Je m’étais exprimée dans le cadre de ce débat. Je n’en fais pas mystère, je défendais une autre position. Et un vote fut-il majoritaire n’efface pas des convictions aussi ancrées. Mais c’est la position officielle de l’UMP. Elle a été acquise à la suite d’un vote démocratique et je respecte un vote démocratique.

La réponse ne convainc pas vraiment son interlocuteur qui résume : "donc c’est la position du parti mais ce n’est pas la vôtre ?" NKM tente alors de trouver une porte de sortie en forme de lapalissade: "C’est aujourd’hui la position de l’UMP. Vous m’avez présentée tout à l’heure comme la numéro 2 de l’UMP. Je vous dis quelle est la position de l’UMP."

Là encore, la réponse ne satisfait pas vraiment Jean-Jacques Bourdin qui insiste :

- Jean-Jacques Bourdin : Est-ce que c’est celle que vous défendez ? Est-ce que c’est celle que vous défendez ?



- Nathalie Kosciusko-Morizet : Bien sûr que je défends la position de l’UMP.



- Jean-Jacques Bourdin : Donc vous défendez le ni-ni ?



- Nathalie Kosciusko-Morizet : Bien sûr que je défends la position de l’UMP. Et vous savez très bien quels ont été les termes de ce débat et je ne vais pas vous le refaire sur ce plateau. D’autant plus qu’il n’est pas vraiment au cœur du sujet sur le terrain.



- Jean-Jacques Bourdin : C’est la position du parti donc c’est votre position aujourd’hui ?



- Nathalie Kosciusko-Morizet : Et c’est la position que je défends comme numéro 2 de l’UMP. Et c’était pas initialement ma position personnelle. Ça n’est un secret pour personne.

Un échange qui laisse visiblement l'ancienne ministre de l'Ecologie exténuée:

 

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