Contesté par ses ministres, Jean-Marc Ayrault se compare à François Fillon

Publié à 22h13, le 19 décembre 2013 , Modifié à 22h14, le 19 décembre 2013

Contesté par ses ministres, Jean-Marc Ayrault se compare à François Fillon
Jean-Marc Ayrault et François Fillon (Maxppp)

TOUT VA BIEN - Invité du journal de 20 heures de TF1 ce jeudi 19 décembre, Jean-Marc Ayrault assure qu'il s'entend super bien avec tous ses ministres, a toujours la confiance du chef de l'État et n'affronte pas plus de concurrences en interne que son prédécesseur François Fillon, qui est resté cinq ans à Matignon (CQFD). 

"Moi, j'ai la confiance du président de la République, il m'a nommé il y a quinze mois", a souligné le Premier ministre, malgré les rumeurs de mésentente, notamment au sujet de la réforme fiscale, en répétant que la promesse de l'inversion de la courbe du chômage serait tenue - "Nous y sommes quasiment" - et assurant que la France connaîtrait un taux de croissance de plus de 1,5% en 2015.

"Certains dans votre camp, des amis, vous prendraient bien votre place", lui lance alors Gilles Bouleau en référence aux ambitions assumées de certains et autres attaques dont il est la cible au sein de sa propre majorité.

Jean-Marc Ayrault répond : 

Ce n'est pas nouveau ça. Mon prédécesseur a connu ça. Ce n'est quand même pas ça l'essentiel.

A Claude Bartolone, le président de l'Assemblée, qui fait des circonvolutions pour soutenir du bout des lèvres le Premier ministre et dit "Au parlement, on fait avec", le Premier ministre répond :

Oui, on fait avec. Et qu'est ce qu'on fait avec ? On fait voter les lois.

"Le reste, ça ne m'intéresse pas, moi j'ai la confiance du Président de la République", répète le locataire de Matignon.

"Je fais ce travail avec les membres de mon gouvernement", enchaîne l'ancien maire de Nantes, citant en exemple des ministres avec lequel il entretient des relations compliquées :

Croyez-vous que si je ne m'entendais pas avec tel ou tel ministre, on pourrait sauver par exemple l'entreprise Kem One avec Arnaud Montebourg? [...]

Vous croyez qu'on ne ferait pas la réforme de l'école si je ne travaillais pas en bonne intelligence avec Vincent Peillon, ou avec Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve sur la réforme de la fiscalité? Allons, soyons sérieux!

"Je ne suis pas à me poser la question de ma carrière et de ce que je vais devenir après", conclut Jean-Marc Ayrault.

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