Et maintenant, Jean-Marie Le Pen cible Marion Maréchal-Le Pen

Publié à 15h20, le 06 mai 2015 , Modifié à 16h17, le 06 mai 2015

Et maintenant, Jean-Marie Le Pen cible Marion Maréchal-Le Pen
Jean-Marie Le Pen et Marion Maréchal - Le Pen © ALAIN JOCARD / AFP

FAMILY AFFAIR - Jean-Marie Le Pen a été suspendu de son statut d'adhérent du Front national il y a tout juste 48 heures. Et il est, depuis, incontrôlable.

Celui qui est encore pour au moins quelques semaines président d'honneur du parti qu'il a fondé multiplie les interviews. Europe 1, France 2, RTL, La Provence, Paris Match, etc. le "Menhir" est partout. Ou presque. Et à chaque fois, il se lâche, là contre Marine Le Pen, là contre Florian Philippot. Même sa petite-fille Marion Maréchal – Le Pen en prend pour son grade. C'est dire l'état d'énervement de Jean-Marie Le Pen.

Ce mercredi 6 mai, le fondateur du FN est interrogé par Paris Match. Et, une nouvelle fois, il exprime tout le dégoût que lui inspire sa sanction. On passera sur les attaques lancées contre la présidente du parti frontiste : elles n'ont pas vraiment évolué depuis lundi 4 mai, si ce n'est dans leur violence croissante.

Dans l'hebdomadaire, Jean-Marie Le Pen cible donc Marion Maréchal - Le Pen.

Le "Menhir" a moyennement apprécié ses dernières déclarations et notamment sa mise entre parenthèses de sa candidature en PACA. La députée du Vaucluse a expliqué ne pas vouloir "être prise en otage par Jean-Marie Le Pen". Commentaire de ce dernier :

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Marion Maréchal-Le Pen ne m'avait pas habitué à être perfide. À moins que ce ne soit la contagion de sa tante…

 

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Si le courroux de Jean-Marie Le Pen s'abat même sur Marion Maréchal-Le Pen, la guerre interne au FN ne semble pas prête de s'arrêter. 

D’autant qu'elle n'est pas la seule à être visée. Florian Philippot, vice-président du FN et architecte, à en croire certains, de l'opération éviction du président d'honneur, est lui-aussi dans le collimateur. "C'est un socialo-gaulliste" qui est arrivé au FN pour faire "ce travail de subversion", commente l'eurodéputé. Pour le patriarche Le Pen, le n°2 du parti est donc celui qui tient les manettes au FN.

Il dit :

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Florian Philippot considère le Front national comme un mouvement de péquenots, de ploucs incultes. Il croit détenir la science du pouvoir. Il a un cabinet fourni, rempli de jeunes gens tous à son service. Il s'est rendu indispensable. Par facilité, Marine Le Pen a eu au début recours à ses offices, une fois puis de plus en plus. C'est agréable d'être caressée dans le sens du poil. Aujourd'hui, Florian Philippot occupe une position incontournable.

 

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Mais que Marine Le Pen prenne garde, avertit Jean-Marie Le Pen. "On s'accommode assez facilement d'avoir autour de soi une petite cour de courtisans. C'est rassurant, avance-t-il. […] Mais un jour Iznogoud se prendra pour le calife et là, ce sera trop tard pour pleurer."

Allez, une fois n'est pas coutume, on laisse avec une musique qui nous semble de circonstance : 

Du rab sur le Lab

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