Vers une éviction de la direction de LR, NKM dénonce "une vieille idée stalinienne"

Publié à 13h26, le 14 décembre 2015 , Modifié à 18h05, le 14 décembre 2015

Vers une éviction de la direction de LR, NKM dénonce "une vieille idée stalinienne"
Nicolas Sarkozy et Nathalie Kosciusko-Morizet © AFP

Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait bientôt ne plus être la numéro 2 de Les Républicains. L'actuelle députée de l'Essonne, également conseillère LR de Paris, sera évincée de la direction du parti, et ce dès janvier, annonce l'AFP ce lundi 14 décembre, citant plusieurs sources concordantes. Une information cependant démentie par Nicolas Sarkozy. 

Nathalie Kosciusko-Morizet a réagi, juste après le bureau politique de LR. Elle ne confirme pas son éviction. Mais elle commente quand même. Et celle qui revendique sa liberté de parole n'a pas mâché ses mots, expliquant tranquillement que Nicolas Sarkozy applique des méthodes staliennes :

 

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Il est d'ailleurs curieux, au moment où on annonce un débat sur la ligne, de penser évincer ceux qui ne sont pas d'accord. Croire que le parti se renforce en s'épurant, c'est une vieille idée stalinienne. Moi je crois que le parti se renforce en débattant.

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Après ce BP, Nicolas Sarkozy a cependant expliqué avoir simplement annoncé qu'une nouvelle direction serait désignée en janvier et a démenti avoir annoncé l'éviction de NKM. Ce qu'a aussi tenu à souligner Éric Ciotti. 

Cette dernière ne dit donc pas si elle sera encore à la direction de Les Républicains en septembre. Mais quand même. "Prétendre commencer le débat en évinçant ceux qui ne sont pas d'accord, c'est presque dangereux", a-t-elle prévenu. Elle a ajouté :

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Moi je suis très claire : je n'échange pas mes convictions contre une place.

 

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La rumeur courrait depuis septembre. France Info révélait alors que Nicolas Sarkozy souhaitait remanier en profondeur l'organigramme de Les Républicains et évinçait, du même coup, son ancienne protégée. Depuis plusieurs mois, les relations étaient en effet plutôt fraîches entre l'ex-chef de l'Etat et la porte-parole de campagne présidentielle en 2012 (voir iciici ou ).

Dès dimanche soir, NKM était montée au créneau, s'estimant heureuse que les électeurs n'aient pas appliqué la fameuse règle du "ni ni" si chère à Nicolas Sarkozy. Les deux s'étaient vivement interpellés. "Tu vois, j'avais raison sur la ligne politique et j'espère que tu vas finir par le comprendre", avait lancé l'ex-chef de l'État. 

Par ailleurs, Jean-Pierre Raffarin, qui était le seul avec NKM à protester contre al ligne du "ni-ni" et a de nouveau salué le front républicain ce lundi, a pour sa part annoncé ce lundi qu'il ne se représenterait pas à la tête du conseil national des Républicains.

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