Copé vs Fillon : les négociations en plein blocage

Publié à 08h45, le 28 novembre 2012 , Modifié à 23h06, le 28 novembre 2012

Copé vs Fillon : les négociations en plein blocage
Images de la soirée d'élection à l'UMP du 18 novembre 2012 (montage via Reuters)

#SANTA BARBARA - On les a quitté presque d'accord. On les retrouve en plein divorce.

Le 27 novembre, Jean-François Copé et François Fillon se sont rencontrés sur demande de Nicolas Sarkozy et ont accepté le principe d'un référendum . Les militants allaient voter par voie électronique pour dire s'ils souhaitaient revoter. Des deux côtés, on parlait "ouverture".

Sauf que ... Entre temps, François Fillon a déposé les statuts de son groupe parlementaire autonome, "Rassemblement UMP", à l'Assemblée. Chose inacceptable pour Jean-François Copé qui, ce 28 novembre sur Europe 1, a acté le divorce : le référendum, les pas en avant ... c'est TER-MI-NÉ. "Une ligne rouge a été franchie", lance-t-il.

Jusqu'où va aller la scission de l'UMP ? Jusqu'à l'exclusion des fillonistes ? Ou une nouvelle "ouverture" va-t-elle être trouvée ?

Suivez ce nouvel épisode de la bataille pour l'UMP dans ce live.

>> Cliquez ici pour actualiser la page

[A suivre] Santa Barbara continuera à n'en pas douter dans les matinales jeudi matin

Citons notamment, parmi les invités qui vont être amenés à parler de l'UMP (sauf changement de dernière minute) :

> Bruno Le Maire à 8H20 sur Europe 1

> Eric Woerth à 8h15 sur Radio Classique

> Nadine Morano à 7h45 sur Canal Plus

> Axel Poniatowski à 8h20 sur RFI

> Philippe Goujon à 8H30 sur LCP

> Frédéric Salat-Baroux, ancien secrétaire général de l'Elysée sous Jacques Chirac, à 7H50 sur France Inter

> Marine Le Pen à 8H20 sur France Inter 

[22H25] Le schéma qui tue

Magie d'internet, un certain @custinda poste sur Twitter un (très très complexe) schéma récapitulant l'UMPlosion.

[20H] Hortefeux se veut optimiste

Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy, affirme qu'il "garde bon espoir" dans un dénouement de la crise à l'UMP, en se prononçant à nouveau pour la solution du référendum interne, dans une interview au Figaroà paraître jeudi.

Le député européen affirme aussi que Nicolas Sarkozy "n'a fait que son devoir" en essayant de mettre un terme à la crise entre Jean-François Copé et François Fillon, et que "son souhait n'est pas non plus de jouer un rôle".

L'ancien ministre de l'Intérieur, qui avait soutenu M. Copé pour la présidence de l'UMP, estime que :

"

Rien n'est encore véritablement figé. Ce nouveau groupe n'a pas pris place dans l'Hémicycle. Quelques jours de calme permettront d'y voir plus clair et de prendre de bonnes décisions.

"

Selon lui, "la solution d'un référendum militant puis d'un éventuel nouveau vote était assurément la piste de sortie de crise. Je crois encore à une telle solution qui consisterait à donner la parole aux militants". Ce référendum consisterait à demander aux adhérents de l'UMP s'ils veulent revoter pour choisir leur président, après le scrutin très contesté du 18 novembre qui a donné la victoire à M. Copé.

[19H] Le PS se moque

Harlem Désir, le Premier secrétaire du PS, dit à l'Agence France Presse :

"

Il faut que cesse ce grotesque psychodrame qui abîme la démocratie, qui est indécent et qui nourrit l'extrême droite. [...] L'UMP doit maintenant sortir de cette pantomime qui est vraiment de plus en plus indigne".

"

 [18H] Le petit coucou de Bayrou

François Bayrou peut comprendre que Nicolas Sarkozy "essaie de remettre un minimum d'ordre"à l'UMP. Mais le président du Modem estime qu'il doit pour cela suspendre son appartenance au Conseil constitutionnel.

L'ancien candidat à la présidentielle déclare, sur le plateau de "Questions d'Info" LCP/Le Monde/France Info/AFP :

"

Je n'ai pas à m'exprimer sur la vie interne de l'UMP, mais nous sommes tous responsables de ce qu'il se passe en France. Et donc je comprends très bien que Nicolas Sarkozy essaie, comme Alain Juppé l'a fait, de remettre un minimum d'ordre dans la vie politique française.

Mais, la question de son appartenance au Conseil constitutionnel est évidemment posée.

"

Le leader centriste estime que "lorsqu'il s'agit d'un engagement dans la vie politique, cela veut dire qu'on ne siège pas provisoirement... On suspend son appartenance au conseil constitutionnel. [...] Et quelque chose me dit qu'actif, il l'est".

Une question soulevée dans Le Vrai-Faux de l'Info, sur Europe 1, mardi 27 novembre. 

[16h15] Michèle Tabarot enterre la médiation Jacob

Michèle Tabarot, désormais secrétaire générale de l'UMP, coupe court à la tentative de médiation de Christian Jacob en assurant au micro de BFMTV:

"

Christian Jacob a proposé sa médiation avant [le dépôt des statuts du RUMP, ndlr], dans la mesure où la création du groupe n'était pas faite.

"

Elle ajoute que la proposition de Christian Jacob date de la veille et qu'elle est devenue obsolète lorsque François Fillon a officialisé son groupe dans la nuit du 27 novembre.

 (images BFMTV)

Pourtant, cet après-midi à 15h, Christian Jacob semblait bien déterminé à assurer sa médiation. Il en expliquait les modalités au micro de BFMTV :

"

Pour le moment on reste sur le principe d’une mise en place immédiate de la commission paritaire ET, parallèlement, d'un retrait du groupe.

"

[15h30] Le camp Copé ferme la porte aux négociations

 (images BFMTV)

Trente minutes après la fin de l'ultimatum - et malgré la tentative de compromis de Christian Jacob - le camp Copé ne veut plus s'appesantir sur les négociations. Michèle Tabarot a pris la parole :

"

François Fillon n’a pas saisi cette proposition. Maintenant nous arrêtons, nous nous mettons au travail.

"

La journaliste de BFMTV précise également que Jean-François Copé a indiqué qu'il ne s'exprimerait plus à ce sujet désormais. Il n'endossera plus que le costume de président d'un parti d'opposition. 

[15h20] A l'Assemblée, c'est le grand conciliabule sur les bancs de la droite

(images France 3)

[>> Suivez la séance de questions au gouvernement de ce 28 novembre avec Le Lab par ici ]

[15h] Coucou, le RUMP est toujours là

Le groupe parlementaire de François Fillon siège pour la première fois à l'Assemblée en tant que groupe à part entière inscrit au journal officiel, et ce malgré l'ultimatum lancé par Jean-François Copé.

Si la création du RUMP est officielle, pour l'instant aucun changement notoire dans la répartition au sein de l'Assemblée. UMP et RUMP sont mélangés.

Notons également que les 68 députés du RUMP ne posent aucune question ce mercredi. Ceci est dû à des modalités d'organisation : la répartition du temps de parole n'a pas encore été revue. Ils pourront en poser la semaine prochaine.

[14h30] Christian Jacob fait un nouveau pas vers le compromis

Dans une lettre aux parlementaires publiée par LeMonde.fr , le président du groupe UMP à l'Assemblée et pro-Copé relance le dialogue avec les fillonistes pour la tenue d'un référendum.

Il souhaite "mettre en place une commission paritaire indépendante" pour organiser ce référendum, et parallèlement, que l'UMP reste uni. Autrement dit, contrairement à Jean-François Copé, Christian Jacob n'impose pas pour préalable à toute discussion une dissolution du RUMP.

Voici sa lettre :

Un pas en avant qui satisfait Dominique Dord, du camp Fillon :

"

Nous, ça nous va plutôt bien. Il faut voir plus précisément, mais j'ai l'impression qu'on va y arriver tranquillement

"

[13h10] RUMP is still alive

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Jérôme Chartier le confirme en point presse :

"

Le groupe existera tant que les conditions d'un nouveau vote ne seront pas réunies. Pour qu'il se produise le plus rapidement possible de façon incontestable.

"

Pour le camp Fillon, la négociation autour d'un nouveau vote est donc un préalable à toute disparition du groupe parlementaire dissident. Alors que le camp Copé veut comme pré-requis le retrait de ce même groupe ...

Jérôme Chartier a également clarifié un point important : les députés RUMP seront bien rattachés financièrement à l'UMP. Leur dotation annuelle de 42.000 euros ira donc dans les poches du parti :

"

Sur proposition de François Fillon et à l'unanimité des députés,le rattachement financier se fera au profit de l'UMP. Nous voulons montrer notre solidarité. Nous sommes tous membres de l'UMP.

"

[13h00] Fillon : "On ne cède pas aux ultimatums chronométrés"

Selon les informations du JDD, François Fillon a réagi négativement à l'ultimatum de Jean-François Copé. Pas question de dissoudre ainsi le RUMP avant 15h comme le leur demande le président contesté du parti :

"

On est ouvert, main ferme mais tendue, mais on ne cède pas aux ultimatums chronométrés de qui que ce soit.Calme, sang froid. Discutons sereinement sans mouvements de menton ni menaces

"

[12h50] Najat Vallaud-Belkacem rappelle à Nicolas Sarkozy son devoir de réserve

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(images Elysée)

La question lui a été posée lors du compte-rendu du conseil des ministres : Nicolas Sarkozy ne sort-il pas de son devoir de réserve de membre du Conseil constitutionnel en participant à la bataille pour l'UMP ?

La porte-parole du gouvernement rappelle alors à Nicolas Sarkozy les "règles" d'appartenance au Conseil constitutionnel, tout en reconnaissant que, pour le moment, il ne s'est pas exprimé publiquement :

"

L’intervention dont vous parlez n’a pas été une intervention publique  donc il est difficile de conclure plus avant.

Mais il est important de rappeler les règles et il est vrai qu'être membre du conseil constitutionnel cela signifie être au service des Français dans une certaine indépendance, sans appartenance politique marquée.

"

Najat Vallaud-Belkacam a également sévèrement jugé la situation à l'UMP :

"

Je ne suis pas sure que le spectacle à l'UMP amuse grand monde. Il est affligeant, préoccupant pour la démocratie car on a tous, hommes politiques, à pâtir de la mauvaise image donnée par certains de nous.

"

[THE FINAL COUNTDOWN] Le camp Copé donne une heure butoire : le RUMP doit être dissous avant 15h ce 28 novembre. Un décompte
qui a irrésistiblement fait penser au Lab à ça ...

[12h10] Ultimatum : le groupe dissident doit être dissous avant 15h

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(images BFMTV)

Jean-François Copé reprend à son compte la proposition du groupe des "non-alignés"mené par NKM et Bruno Le Maire : demander à François Fillon de dissoudre son groupe parlementaire avant 15h :

"

J’ai vu que beaucoup de nos amis demandent à François Fillon de retirer son groupe avant 15h. Sur cette base, j’ai dit à Michèle Tabarot de se tenir prête à discuter.

Il me semble que la proposition - "il faut qu'à 15h le groupe soit dissous" - parait avoir du sens pour discuter des modalités de ce référendum.

"

Jean-François Copé refuse toute discussion sur un nouveau vote, ou plutôt sur un référendum proposant un nouveau vote, sans la suppression du groupe RUMP.

[12h00] Point #méthodo

>> Et au fait, la création du RUMP de François Fillon, ça change quoi ? Le groupe politique a fait son entrée à l'Assemblée nationale avec 68 députés contre 126 pour l'UMP. Les conséquences d'un nouveau groupe parlementaire sont décryptées sur Le Lab par ici

[11h50] Et pendant ce temps là, l'UDI inaugure son siège ...

Cohue joyeuse à l'inauguration du siège de l'#UDI . twitter.com/Chantal_Jouann…

— Chantal Jouanno (@Chantal_Jouanno) Novembre 28, 2012

Le siège de l'UDI se situe boulevard Raspail, à Paris, entre l'Assemblée nationale et le Sénat. En octobre, on en avait même fait un petit papier ici .

[11h40] Jean-François Copé arrive au siège de l'UMP, sourire au lèvre

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Jean-François Copé doit tenir un point presseau siège de l'UMP dans les minutes à venir. Selon les informations de BFMTV, sa stratégie est maintenant de ne plus parler de la guerre au sein de l'UMP mais de se concentrer sur son "rôle d'opposant au PS".

[11h30] Jean-Pierre Raffarin aussi en a ras-la-casquette

En pleine réunion du groupe UMP au Sénat - réunion au cours de laquelle les sénateurs fillonistes veulent proposer d'appeler à un nouveau vote - Jean-Pierre Raffarin, pro-Copé, s'énerve. Des propos relayés par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam :

[11h20] "On ne discute pas sous ses conditions-là. S'ils veulent aller en justice, qu'ils y aillent"

Selon Reuters, l'entourage de Jean-François Copé a répondu par la négative au renouvellement de proposition de François Fillon :

"

 

S'ils veulent aller en justice, qu'ils y aillent.

"

Même genre de confidences relayées par le journaliste du Figaro  Rodolphe Geisler :

#Fillon demande un nouveau vote. Réponse d'un proche de #Copé au siège #UMP : "ça ne marche pas, si ça ne leur plait pas, c'est pareil"

— Rodolphe Geisler (@RodolpheGeisler) Novembre 28, 2012

[11h05] François Fillon : un accord sur un nouveau vote entrainera la fin du RUMP

L'ancien Premier ministre envoie un communiqué pour réaffirmer sa volonté d'organiser un nouveau vote - sans évoquer le passage préalable par un référendum - sous la responsabilité d'une commission indépendante.

Il souhaite également mettre en place "immédiatement" un groupe de travail pour réfléchir aux "modalités" et répète que dès qu'un accord sera trouvé, le RUMP réintegrera le groupe UMP et "mettra fin aux procédures judiciaires en cours".

Notons qu'il n'aborde pas dans ce communiqué la question d'une direction collégiale, condition refusée par Jean-François Copé.

[10h54] Les sénateurs s'en mêlent

 (images BFMTV)

Au Sénat, les fillonistes sont majoritaires. Selon Henri de Raincourt cité par l'AFP, ils ont donc décidé de s'impliquer dans la bataille à l'UMP en demandant directement l'organisation d'un nouveau scrutinpar une direction collégiale de l'UMP.

Et pour cela - accrochez-vous - ils devraient d'abord déposer une motion qui sera votée tous les sénateurs UMP. Si la motion passe, les sénateurs demanderont officiellement un nouveau vote et une direction collégiale.

[10h20] Les sénateurs ne devraient pas créer de groupe RUMP mais une association

L'information vient du sénateur Henri de Raincourt et est rapportée par le journaliste François Vignal : après une réunion, les sénateurs auraient décidé de ne pas créer un groupe parlementaire "Rassemblement UMP" mais une association.

La veille, les fillonistes arguaient qu'ils étaient "déjà majoritaires" au sein des sénateurs UMP et qu'ils n'avaient ainsi pas besoin de créer un vrai groupe pour se distinguer.

[10h00] Pour Laurent Fabius, l'UMP c'est "Desperate Housewives"

Dallas ? Les feux de l’amour ? Laurent Fabius compare plutôt le duel de l’UMP à Desperate Housewives sur France Inter :

"

Je n'ai pas le souvenir d'épisodes aussi nombreux que ce qui se passe aujourd'hui. On pourrait en sourire, je voyais que c'était la fin de Desperate Housewives...

"

Le ministre des Affaires étrangères se garde bien de se frotter les mains et estime que "nous avons bien fait de rester modestes". Laurent Fabius évoque une guerre d'égo.
 

[9h55] Nouveau logo chez BFMTV : "La rechute"

Le bras de fer de l'UMP est aussi raconté par les logos de BFM TV. La chaîne d'information en continu est en "émission spéciale" depuis dix jours et le film dure. L'épisode du jour s’appelle … La rechute.

Depuis le 18 novembre, on a ainsi pu assister au "Duel", à "L'imbroglio" ou au "Bras de fer". Ce qui a inspiré un montage à @bchameroy.

[9h50] Jean-François, n'aie pas peur !

 (images BFMTV)

Jérôme Chartier, pro-Fillon, a tenu à "rassurer" Jean-François Copé en répétant à plusieurs reprises :

"

Je tiens à rassurer Jean-François Copé et à lui redire que le règlement à l’Assemblée est formel : un groupe disparait plus rapidement qu’il n’apparait.

"

Jean-François Copé a en effet considéré le matin-même qu'en créant le RUMP, le camp Fillon avait "franchi la ligne rouge" et qu'il en "tirerait les conséquences". Jérôme Chartier cherche les mots de l'apaisement :

"

Jean-François sait très bien qu’un groupe à l’Assemblée, ça disparait plus rapidement que ça n’apparait. En quelques instants, ça disparait. A la minute ou Jean-François est d’accord avec François, le groupe disparait aussi simplement et rapidement que cela.

"

[9.30] Guillaume Peltier veut être le Premier ministre de l’UMP
 

(Maxppp)

Depuis que sa motion est arrivée en tête des votes des militants UMP, dimanche 18 novembre, Guillaume Peltier se sent pousser des ailes. Un billet de l’édition Indre-et-Loire de La Nouvelle République évoque même la solution du Tourangeau … pleine de modestie.

Voici, donc, la piste Peltier :

"

Jean-François Copé doit rester président mais en s’appuyant sur sa légitimité sur le vote des motions qui, lui, n’a pas été contesté

"

Les chefs de motion, dont Peltier, formeraient alors le "gouvernement" (le mot est de lui) de l’UMP.

Qui dit "gouvernement" dit encore "premier ministre"… un poste qui revient implacablement au patron de la motion majoritaire, soit Peltier himself !

[9h30] Selon les informations d'i>TELE, Nicolas Sarkozy fera un communiqué dans la matinée

La veille, Nicolas Sarkozy aurait menacé Jean-François Copé et François Fillon - s'ils ne se rencontraient pas - d'envoyer un premier communiqué mettant en doute leurs capacités d'hommes d'Etat. La rencontre a eu lieu mais aucun compromis n'a été trouvé, notamment sur la tenue d'un référendum.

[9h20] Tempête sous un crâne au bureau politique de l'UMP

Jean-François Copé a prévenu le matin-même sur Europe 1 : il doit "tirer les conséquences" de la création du RUMP avec le bureau politique. La réunion bat son plein. La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam live-tweet :

@jf_cope au Bureau politique #UMP .J'en ai assez de ces attaques honteuses. Moije me consacrerai à la lutte contre la gauche et Hollande

— J. Garriaud-Maylam (@joellegarriaud) Novembre 28, 2012

#LucChatel à @jf_cope : tu es le Pdt légitime de l'#UMP , tu as respecté les statuts. Il ns faut maintenant sortir par le haut.

— J. Garriaud-Maylam (@joellegarriaud) Novembre 28, 2012

@xavierbertrand au BurPol #UMP J'en ai marre. J'ai voté pour #Fillon ms il n'est pas normal que ses amis ne soient pas ici.

— J. Garriaud-Maylam (@joellegarriaud) Novembre 28, 2012

[8h30] Laurent Wauquiez fustige "Copé dit toujours non"

Invité de France Info, Laurent Wauquiez, pro-Fillon, dénonce un Jean-François Copé qui "dit toujours non" :

"

On a déjà vécu ce feuilleton le weekend dernier avec la médiation proposée par Alain Juppé, à laquelle Jean-François Copé a dit non.

"

"Celui qui dit toujours 'non' prend une lourde responsabilité", juge-t-il, ajoutant : "il y a un bout de ciel bleu qui était en train de s'ouvrir, on ne peut pas lui tourner le dos". Le message à faire passer est que Jean-François Copé est le facteur bloquant du chaos à l’UMP. En revanche, son champion a fait de nombreuses concessions selon lui. "François Fillon a une nouvelle fois fait un pas", répète Laurent Wauquiez et cite en exemple le fait d’avoir accepté l’idée d’un référendum.

[8h25]  Xavier Bertrand, "marre de ce foutoir"

RAS-LE-BOL. Celui qui voté pour François Fillon veut qu'un nouveau vote ait lieu, sans référendum et sans nouveau groupe parlementaire.

"

Moi, j'en ai marre de ce foutoir. Hier Nicolas Sarkozy impose une sortie de crise et aujourd'hui on est à nouveau dans l'impasse.

"

Sur Europe 1, Xavier Bertrand réclame de "mettre fin à ce feuilleton" et espère que le bureau politique du jour de l’UMP leur pemettra de sortir de cette situation.
 

"

Nous avons la possibilité de mettre en musique ce qui a été dit hier. Il nous faut aujourd'hui revoter. La question du référendum doit être dépassée. Il faut redonner la parole aux militants, il faut revoter

"

Mais il prévient que cela ne fonctionnera que si François Fillon accepte de reculer sur son nouveau groupe parlementaire.

[8h00] Nadine Morano : la faute à Fillon

Invitée de la matinale de Canal Plus, Nadine Morano, pro-Copé, a repoussé sur François Fillon la faute de l’échec de l’hypothèse d’un référendum : il a créé son groupe malgré la main tendue du président contesté.

"

Malheureusement, François Fillon se comporte en très mauvais perdant.Copé a accepté de demander aux militants s’ils voulaient revoter La réalité, c’est que François Fillon n’accepte aucune condition.

Il a déposé hier un groupe. Si on fait un référendum, on reste unis.

"

 [ >> A lire également sur Le Lab : "C'est la dernière fois que je fais un plateau télé pour parler de l'UMP" ]

[7h50] François Rebsamen : "J'ai envie de leur offrir 'La démocratie pour les nuls'"

Invité de France 2, François Rebsamen, le président du groupe socialiste au Sénat, n'est pas encore au fait de la sortie de Jean-François Copé. Mais il a déjà un petit conseil pour l'UMP :

"

C'est une tragi-comédie avec deux personnages qui s'accrochent à son poste pour l'un et à la volonté de l'être pour l'autre sans aucune retenue. J'avais envie de leur offrir un petit livre qui s'appelle "La démocratie pour les nuls".

"

[7h45] Copé : "La ligne rouge a été franchie, j'en tire les conséquences"

Jean-François Copé acte le divorce : sur Europe 1 il déterre la hache de guerre brièvement enterrée la veille. Plus question de faire un référendum pour demander aux militants s'il faut revoter :

"

La nouvelle arrive ce matin. A partir du moment où un groupe parlementaire dissident est publié au Journal officiel, les conditions (pour l’organisation d’un referendum, ndlr) ne sont pas réunies.

"

Officiellement, c'est donc la création du groupe parlementaire RUMP de François Fillon qui représente la "ligne rouge"à ne pas franchir. D'autres conditions imposées la veille par l'ancien Premier ministre ont certainement déclencher le blocage : François Fillon a demandé entre autres qu'une direction collégiale prenne la tête du parti durant le vote. Chose impossible aux yeux de son adversaire.

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