La charge de Jean-François Copé contre François Fillon, "une imposture"

Publié à 20h48, le 14 novembre 2016 , Modifié à 20h48, le 14 novembre 2016

La charge de Jean-François Copé contre François Fillon, "une imposture"
© PIERRE ANDRIEU / AFP

Jean-François Copé a l’habitude de charger Nicolas Sarkozy, "un mec qui n'a rien de vrai", depuis le début de la campagne. A moins d’une semaine du premier tour de la primaire, le candidat "de la droite décomplexée" a pris un nouveau punching-ball : François Fillon. Sur BFMTV, ce lundi 14 novembre, Jean-François Copé a étrillé l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy sur les questions de sécurité ainsi que l’ex-chef de l’Etat :

 

 

Je vois François Fillon et Nicolas Sarkozy, l’un et l’autre se sentent tellement gênés par le fait qu’ils ont baissé les effectifs de police de 13000 personnes, de 43 000 personnes le nombre de militaires, démantelé les services de renseignement sur le terrain… Dans leurs projets, il n’y a pas un mot pour augmenter les effectifs. François Fillon, c’est très très pauvre ce qu’il propose. Il se contente de dire sur le terrorisme ‘il y a besoin de toucher à rien du tout, il suffit simplement d’appliquer une loi sur l’intelligence avec l’ennemi ‘ mais ça ne peut pas marcher. C’est là où je me dis il n’a pas travaillé sur ces questions. Cela montre chez  François Fillon et même chez d’autres candidats une très grande insuffisance derrière le coté ‘je suis sérieux, regardez, je suis un ancien premier ministre’.

Le député et maire Les Républicains de Meaux a ensuite expliqué pourquoi il a revêtu les habits du sniper contre son ennemi François Fillon, ancien adversaire lors de la campagne pour la présidence de l’UMP, en 2012. Et il remis une charge : 

 

 

Je ne n’ai pas eu l’occasion de parler de lui. On a beaucoup parlé de Nicolas Sarkozy et on a oublié un petit détail : c’est que en ce qui concerne François Fillon, cette idée d’avoir cette posture, en fait, c’est une imposture car François Fillon était le Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant cinq ans de la première à la dernière minute. Donc il ne peut pas dire ‘je n’étais pas là j’étais ailleurs’. Non ils ont fait ensemble donc le quinquennat c’est Sarkozy – Fillon.

Selon Jean-François Copé, cette attaque en règle n’a donc rien à voir avec un fort probable soutien au second tour de la primaire du député et maire de Meaux en faveur du maire de Bordeaux, qui chute dans les sondages… au détriment de François Fillon. Ni avec un rendez-vous entre Jean-François Copé et Alain Juppé qui s’est tenu ce lundi matin dans un bar à Paris qui aurait pu – à tout hasard – être l’occasion pour les deux hommes de caler la charge contre le député LR de Paris. Il a expliqué :

 

 

Je vois tous ceux qui veulent. Avec Alain Juppé, on se voit régulièrement même si je ne l‘avais pas vu depuis longtemps. On a évoqué la situation générale de la primaire. Moi, je suis dans un couloir assez différent du sien, je suis dans un couloir bonapartiste, celui qui dit ‘ça suffit, on ne peut pas continuer de faire comme si rien ne s’était passé depuis dix ans, il faut tenir nos engagements’. 

Du rab sur le Lab

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