Le multiplex politique du 16 octobre avec Apparu, Le Pen, Sarkozy, Le Foll, Copé et Raffarin

Publié à 11h30, le 16 octobre 2016 , Modifié à 20h50, le 16 octobre 2016

Le multiplex politique du 16 octobre avec Apparu, Le Pen, Sarkozy, Le Foll, Copé et Raffarin

#MULTIPLEXPOLITIQUE - C’est dimanche, et comme chaque dimanche, c’est le jour de notre multiplex politique. Tout au long de la journée et des interviews politiques dominicales, le Lab se plie en quatre (voire beaucoup plus) pour vous proposer ses morceaux choisis de ces rendez-vous.

Au programme de ce dimanche 16 octobre : Benoist Apparu dans Questions politique sur France Inter/Franceinfo:/Le Monde ; Marine Le Pen dans BFM Politique sur BFM TV ; Nicolas Sarkozy dans Punchline sur C8 ; Stéphane Le Foll dans Dimanche en politique sur France 3 ; Jean-François Copé au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI et Jean-Pierre Raffarin dans BFM Politique sur BFM TV.

  • Nicolas Sarkozy

#Il ira

Tout le monde semble avoir un avis sur la candidature de François Hollande. Ira, ira pas ? Nicolas Sarkozy est formel. Pour l’ancien chef de l’Etat, candidat à la primaire de la droite, François Hollande, "un homme qui n’aime que lui-même" et qui "ne suscite pas un immense respect", ne lâchera pas l’affaire. Il dit :

 

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Le connaissant comme je le connais, il se représentera.

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Rêve-t-il d'une revanche de 2012 contre son meilleur ennemi ? Lui assure toujours qu'il n'a aucun esprit de revanche.

#Irresponsable

Ce dimanche, Ségolène Royal a jugé, dans le JDD, qu’il fallait "arrêter les frais" avec l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. "Royal s’assoie sur la démocratie, humilie le Premier ministre et pénalise l’avenir d’une région", a fustigé sur Twitter François Fillon. Nicolas SArkozy est tout aussi révolté par cette sortie. Pour lui, "c’est irresponsable de la part de madame Royal". Et de railler l’ancienne chantre de la démocratie participative :

 

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Il y a eu plusieurs dizaines de décisions de justice. Mieux, François Hollande a organisé un référendum qui a dit que la population, majoritairement, était pour la construction. Et elle vient, dit qu’on ne tient pas compte des décisions de justice, pas référendum. Pour quelqu’un qui vantait la démocratie participative…

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#Pas Le Pen

Interrogé sur ce qu’il ferait en cas de deuxième tour entre Marine Le Pen et François Hollande à la présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy a répondu sèchement, après avoir expliqué qu’il n’avait presque aucun point de convergence avec la présidente du FN :

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Je ne voterai pas pour Marine Le Pen.

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Relancé pour savoir s’il voterait alors François Hollande, l’ancien Président a esquissé un sourire forcé. Sans répondre. Mais puisque "qui ne dit mot, consent"...

  • Marine Le Pen 

 

 

#Tropviolent

Ce sont des propos qui ont provoqué des gros remous dans le domaine judiciaire. Dans le livre Un président ne devrait pas dire ça (éd.Stock) des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, François Hollande dénonçait une "institution de lâcheté". Le chef de l'Etat s'est ensuite excusé, mais le mal était déjà fait. Pour Marine Le Pen, les propos du président de la République sont "trop violents et trop brutaux". Elle explique :

 

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Pour le coup, il est sorti de son rôle. Jeter l’ensemble de l’institution judiciaire et attenter autant au pouvoir judiciaire m’apparaît être une faute, une grave erreur. Je n’aurais pas dit ça. Je ne pense pas que le Président puisse se permettre de dire ça.

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#Pasdurgence

Certains candidats à la présidentielle ont déjà dévoilé leur programme économique. Et pour cause : ils sont engagés dans la primaire de la droite. Au FN, le sujet de la primaire ne se pose évidemment pas. Alors pas question pour Marine Le Pen de dévoiler trop tôt son programme économique pour la présidentielle. Interrogée sur le moment où il sera connu, la présidente du FN répond :

 

 

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En février quand nous aurons l'intégralité des candidats à la présidentielle choisis par leur camps respectifs.

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"Vous vous adaptez?" demande la journaliste. "Non, ce n’est pas trop le style de la maison de s’adapter à qui que soit", réplique Marine Le Pen. La responsable frontiste explique ensuite pourquoi "il n’y a pas d’urgence dans le calendrier" : "Moi, je ne suis pas candidate à la primaire donc il n’y a pas d’urgence à confronter mon projet à des candidats à une quelconque primaire". 

 

  • Stéphane Le Foll

#Timing

Cette semaine est sorti le livre relatant les confidences de François Hollande, Un Président ne devrait pas dire ça. Et il a créé un effet de souffle sur la majorité, affaiblissant un peu plus François Hollande. Après avoir estimé que c’était "un exercice de transparence", lors du point presse post-Conseil des ministres, Stéphane Le Foll a expliqué ce dimanche que ce livre "avait l’objectif de faire un bilan de tout ce qui s’est passé". Et le porte-parole du gouvernement, fidèle parmi les fidèles du chef de l’Etat d’affirmer que le bouquin devait sortir APRES le quinquennat. Pas à moins d’un an de l’élection présidentielle. Il dit :

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Il devait sortir après le quinquennat, il sort avant.

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Sous-entend-il qu'un accord entre les journalistes et le Président n'a pas été respecté ?

Toujours est-il que, quant aux multiples polémiques engendrées par ces confidences, Stéphane Le Foll estime que, "dans ces moments-là", "il faut rester lucide et calme et éviter de rentrer dans la polémique". Ce qu’il sait faire à merveille. Et d’ajouter :

 

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Les journalistes ont besoin d’alimenter une chronique et une polémique. S’il n’y avait pas ça, ça serait moins drôle. Mais je rappelle qu’il faut prendre un peu de recul par rapport à tout ça.

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  • Jean-François Copé 

 

#Elégant

Visiblement, Jean-François Copé est satisfait de sa prestation de jeudi soir lors du premier débat entre les candidats à la primaire de la droite. Le député et maire Les Républicains de Meaux a même vanté son comportement avec son rival François Fillon lors de ce débat télévisé. Il déclare :

 

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Sur l'histoire de 2012 de la présidence de l'UMP, vous avez vu comme j'ai été élégant ? Vous avez vu comme j'ai dit que je voulais tourner cette page, comme le temps avait passé ? Vous avez trouvé qu'il avait dit la même chose, François Fillon ? On l'a tous regretté, croyez moi.

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#Coupdepouce

"L'élégance" de Jean-François Copé peut aussi se manifester par un coup de pouce involontaire à l'égard de François Fillon à propos du Mariage pour tous et de Sens Commun, le mouvement politique né à la suite des manifestations qui soutient la candidature de l'ancien Premier ministre. C'est ce que dit le député LR de Seine-et-Marne : 

 

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"Je suis le seul des candidats à la primaire à avoir manifesté contre le Mariage pour tous, c’est amusant, le seul (Il oublie visiblement Jean-Frédéric Poisson, ndlr). François fillon avait refusé de manifester. Je le dis au passage, Sens commun c’est moi qui l’ai fait rentrer à l'UMP".  

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Aujourd'hui, sa "gentillesse" n'est pas vraiment récompensée, regrette le candidat. "Heureusement que je ne fais pas la liste des gens à qui j’ai apporté des aides qui ne sont pas avec moi en ce moment sinon on ne pourrait plus faire l’émission", a ironisé Jean-François Copé. L'élu de droite a rappelé qu'il "ne veut plus revenir sur la loi" car il a été "extrêmement marqué par la violence du climat dans ce pays pendant les 28 mois". 

 

  • Benoist Apparu

#Supercherie

Dans son interview fleuve accordée ce dimanche à Challenges, Emmanuel Macron dit avoir des "convergences" avec le favori de la primaire de la droite Alain Juppé. Un Alain Juppé qui, pourtant, ne mâche pas ses mots contre l’ancien ministre de l’Economie. Interrogé sur ces attaques contre le "marcheur" Macron, Benoist Apparu explique donc pourquoi la nouvelle coqueluche de la politique exaspère le maire de Bordeaux :

 

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Pour deux raisons. Il a vraiment le sentiment qu’Emmanuel Macron est une forme de supercherie politique. Je m’explique : il fait tout ce qu’il faut pour faire du média. Il a trouvé le bouton sur lequel appuyer. Et le bouton sur lequel appuyer c’est "quand je suis de gauche, je parle comme la droite". Ou "quand on est de droite on parle comme la gauche" et ça déclenche tout ce qu’il faut. Et on se fait une acquisition de notoriété très forte.

Deuxièmement, Alain Juppé a toujours, dans son parcours politique et personnel, mis la loyauté comme une valeur cardinale. Il n’a pas vraiment le sentiment qu’Emmanuel Macron, qui incarne très bien le renouveau, incarne très bien la loyauté.

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Néanmoins, Benoist Apparu reconnaît que, "sur le fond des idées, il y a une forme de convergence sur les politiques économiques à suivre qui est assez forte". Mais il ajoute que cette convergence existe "comme avec tous les candidats de droite et du centre", sous-entendant donc qu'Emmanuel Macron n'est pas de gauche.

Un point de vue qui rejoint celui d’un autre soutien d’Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin. En avril, l’ancien Premier ministre imaginait "dans l’avenir" un possible "partenariat" entre Emmanuel Macron et Alain Juppé.

 

  • Jean-Pierre Raffarin

#Désintéressé

Jean-Pierre Raffarin s'engage pleinement dans la campagne de "son ami" Alain Juppé et tient à le faire savoir. Rien que cette semaine, il a animé cinq réunions publiques selon son compteur. Mais, jure-t-il, ce n'est pas pour obtenir un poste de ministre des Affaires étrangères si le maire de Bordeaux était élu président. Il déclare : 

 

 

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Je ne suis candidat à rien. Je ne demande rien, j’ai beaucoup donné ces derniers jours, j’ai enchaîné (des réunions, ndlr) à Fontainebleau, dans le Cher, le Poitou, Amiens, (Neufchâtel, ndlr) Hardelot… Tout ça, ça crève. Je me donne, je le fais de manière désintéressée.

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