Le nouveau parti de droite "Agir" veut présenter des candidats partout dès les élections européennes

Publié à 08h09, le 27 novembre 2017 , Modifié à 08h50, le 27 novembre 2017

Le nouveau parti de droite "Agir" veut présenter des candidats partout dès les élections européennes
Franck Riester © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

"Agir sera présent sur l'ensemble du territoire. Dans chaque département, un référent Agir coordonnera l'action des différents comités thématiques ou locaux. Notre ambition est de devenir un grand mouvement populaire." Telles sont les promesses mirobolantes de Franck Riester dans une interview au Figaro, lundi 27 novembre, pour son tout nouveau parti politique, lancé ce week-end en même temps que plusieurs ministres issus de LR ou figures des Constructifs à l'Assemblée faisaient le choix de rejoindre officiellement La République en marche.

Franck Riester, lui, fait donc le pari de l'aventure et de la nouveauté en compagnie de ses collègues de l'UDI, sur le créneau d'une droite "libérale", "humaniste" et "européenne". Et le député Constructif de Seine-et-Marne y croit à mort. Dans les colonnes du Figaro, il se risque :

Nous sommes un parti politique. Nous avons donc vocation à présenter des candidats à toutes les élections, à commencer par les européennes.

Une ambition forte puisque ce scrutin a lieu en 2019, ce qui laisse assez peu de temps à cette nouvelle formation politique pour faire émerger des ténors à même d'emmener des listes (voire une grande liste nationale comme le veut Emmanuel Macron) aux européennes. Car s'ils peuvent compter sur le réservoir d'élus locaux UDI, les cadres LR sont finalement peu nombreux parmi les fondateurs d'Agir. Outre Franck Riester, on y trouve ainsi l'ancien député des Français de l'étranger Frédéric Lefebvre, la sénatrice Fabienne Keller ou les députés Laure de La Raudière et Pierre-Yves Bournazel.

Pendant ce temps, les ténors de la droite modérée et humaniste (Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, etc.) font plutôt le choix de rester chez Les Républicains ou, à l'inverse, de rallier officiellement le parti d'Emmanuel Macron (Gérald Darmanin, Bruno Le Maire, Thierry Solère...). L'espace politique entre les deux s'est donc sensiblement rétréci et il reste à peine deux ans pour l'élargir.



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