Le vice-président du FN Florian Philippot considère que "100% des lieux de radicalisation sont des mosquées"

Publié à 09h02, le 06 avril 2015 , Modifié à 12h02, le 06 avril 2015

Le vice-président du FN Florian Philippot considère que "100% des lieux de radicalisation sont des mosquées"
Florian Philippot © Captures d'écran iTÉLÉ

Ce n'est pas parce qu'on est le lundi de Pâques que Florian Philippot va renoncer à l'une de ses activités préférées : courir les plateaux télés. Ce lundi 6 avril, le vice-président du FN est donc sur iTÉLÉ. Au menu : la proposition de Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman, qui veut doubler le nombre de mosquées en France.

Cette idée irrite beaucoup Florian Philippot. L'eurodéputé commence en faisant un rapide calcul. "2.200 mosquées d'ici 2017, ça veut quand même dire trois mosquées par jour, une mosquée toutes les huit heures en plus. Ça serait le plus grand chantier de France", débute l'élu frontiste.

D'après Florian Philippot, la demande de Dalil Boubakeur n'aurait rien à voir avec les besoins des Français musulmans. Au contraire, le vice-président du FN veut "un gel immédiat de la construction des mosquées" en France. Et il l'explique en parlant de la menace djihadiste. Il dit :

S'il est vrai que toutes les mosquées ne sont pas des lieux de radicalisation, 100% des lieux de radicalisation sont des mosquées.

 

On oublie donc les prisons et internet comme terrains de radicalisation, pourtant souvent ciblés comme tels. "On est engagé dans une lutte contre le djihadisme, que je ne confonds pas avec l'islam, et chacun de nos compatriotes, y compris nos compatriotes musulmans, a intérêt à ce qu'on lutte enfin contre l'islamisme radical et le djihadisme, poursuit le vice-président du FN. Or on ne luttera pas si on ne lutte pas contre les lieux de radicalisation."

Et comme Bruce Toussaint lui fait remarquer qu'il utilise un gros raccourci pour lier mosquées et djihadisme, Florian Philippot répète que, d'après lui, "dans les filières d'embrigadement du djihadisme, il y a souvent une mosquée, souvent un imam radical".

Et n'allez pas le contredire sur le doublement du nombre de mosquées en parlant des prières de rue, que Marine Le Pen en 2010 avait présentées comme une "occupation". Pour Florian Philippot, ces prières de rue sont "une volonté de se montrer, de faire pression à la République".

[BONUS TRACK] Still Le Pen

Entre Florian Philippot et Jean-Marie Le Pen, ce n'est pas très simple. Quelques jours après la dernière polémique initiée par le président d'honneur du FN, répétant que les chambres à gaz sont "un détail" de la Seconde Guerre mondiale, le vice-président frontiste est un chouïa gêné lorsqu'on lui demande quel point commun il a avec Jean-Marie Le Pen. Même s'il répond d'abord "beaucoup de choses", Florian Philippot ne voit qu'un point de rassemblement : le patriotisme.

Et l'eurodéputé de revenir sur les propos "honteux", il l'admet, de Jean-Marie Le Pen, jeudi 2 avril sur BFMTV. Comme Nicolas Bay le 3 avril, s'il dénonce les propos, Florian Philippot n'oublie pas aussi de mettre en lumière la responsabilité des journalistes. Il dit :

Si on lui tend un micro pour qu'il dérape, peut-être qu'il dérapera.

 

Une prévision qui doit grandement rassurer Marine Le Pen. 

Du rab sur le Lab

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