Les mots du gouvernement pour commenter la mise en examen de Nicolas Sarkozy

Publié à 07h43, le 22 mars 2013 , Modifié à 09h14, le 22 mars 2013

Les mots du gouvernement pour commenter la mise en examen de Nicolas Sarkozy
(Reuters)

Coup de tonnerre dans la vie politique française. Après la démission de Jérôme Cahuzac suite à l'ouverture d'une information judiciaire sur un éventuel compte bancaire illégal en Suisse, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour abus de faiblesse par le juge en charge de l'affaire Bettencourt.

Comment les ministres, invités des matinales ce 22 mars, ont-ils réagi à cette mise en examen ?

Le Lab vous en propose une synthèse.

Article en construction

>> Marie-Arlette Carlotti

Premier membre du gouvernement sur les ondes, ce vendredi 22 mars : Marie-Arlette Carlotti. La ministre, candidate à la mairie de Marseille, était interrogée sur Europe 1 :

Je n’ai pas de réaction particulière. Il faut laisser faire la justice. On jugera au bout du bout. C’est quelque chose qui nous a surpris. Laissons faire son travail au juge.

>> Cécile Duflot

Invitée de Jean-Jacques Bourdin, sur BFM TV, ce vendredi 22 mars pour parler logement, Cécile Duflot a inévitablement été interrogée avant tout sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Et s'est montrée plus loquace que Marie-Arlette Carlotti.

Pour la ministre écologiste du Logement, cette mise en examen "est normale" car "la justice fait son travail librement".

Cécile Duflot, pour qui Nicolas Sarkozy "est un citoyen comme les autres", s’en prend à des proches de l’ancien président comme Henri Guaino et Claude Guéant :

Les cris d'orfraie de M. Guéant, de M. Guaino, m’inquiètent un peu sur leur conception de la justice.

Et d’insister, plus tard dans l’interview, alors qu’elle est interrogée sur cette "curieuse semaine politique" qui a vu Jérôme Cahuzac démissionner et moins de quarante-huit heures après Nicolas Sarkozy être mis en examen. Un parallèle qui a interpellé certaines personnalités de droite comme Laurent Wauquiez ou Christian Estrosi :

Ca veut dire qu’ils ont quelque chose de bizarre dans la tête.

Qu’est ce que ca veut dire de la part d’un ancien ministre de l’Intérieur de penser que l’on pourrait organiser les décisions d’un juge d’instruction qui a fait preuve de sa totale indépendance ?

Ces réactions de la part des anciens ministres de droite, c’est bien ce que ca révèle de leur conception de la relation entre le pouvoir et la justice.

L’ancienne patronne d’EELV déplore également l’image que cela renvoie de la classe politique et craint que cela ne jette de la suspicion :

Pourquoi Nicolas Sarkozy, maintenant qu’il est redevenu un citoyen comme un autre, devrait faire l’objet d’un traitement différent ?

Sinon on crée de la suspicion. Et quand on crée de la suspicion, on crée de la défiance vis-à-vis des responsables politiques.

Enfin, la ministre en profite pour dénoncer le maintien de Nicolas Sarkozy au Conseil constitutionnel. Plus encore maintenant qu’il est en proie à la justice. Et de se demander si Nicolas Sarkozy suspendra lui-même sa présence parmi les Sages :

Je pense que les anciens présidents de la République ne doivent pas siéger au Conseil constitutionnel.

Je pense qu’il prendra ses responsabilités lui-même. C’est intéressant de voir comment il va réagir.

Du rab sur le Lab

PlusPlus