L'UMP Georges Tron profite de sa victoire dans l'Essonne pour régler son compte à Jérôme Guedj

Publié à 00h16, le 30 mars 2015 , Modifié à 00h24, le 30 mars 2015

L'UMP Georges Tron profite de sa victoire dans l'Essonne pour régler son compte à Jérôme Guedj
Georges Tron © Captures d'écran BFMTV

Georges Tron est le grand vainqueur du jour dans l'Essonne. L'élu UMP a vu la droite ravir le département de Manuel Valls à la gauche. Il pourrait devenir le prochain président du conseil général essonnien. Avec ce détail : Georges Tron est renvoyé aux assises pour viols et agression sexuelles.

Du coup, ce dimanche 29 mars, quelques heures l'annonce des résultats du deuxième tour des départementales, l'élu UMP jubile un peu. Et ne se prive pas pour envoyer un ou deux taquets à son ancien adversaire socialiste dans l'Essonne : Jérôme Guedj. Sur BFMTV, Georges Tron attaque : 

 

Il n'y a personne qui comprend très bien ce qu'il s'est passé dans l'Essonne. Jérôme Guedj a passé ces trois dernières années à taper à bras raccourcis sur Manuel Valls. Moi, à côté, je suis un enfant de chœur. Et puis, la veille du premier tour ou quelques jours avant, Jérôme Guedj fait un appel au rassemblement. Il fait un appel au rassemblement en appelant Manuel Valls à son secours. […] Et au final Jérôme Guedj est battu et ce soir Jérôme Guedj recommence à taper sur Manuel Valls.

Visiblement, les attaques du PS à son encontre n'ont pas vraiment plu à Georges Tron. Il dénonce une "manœuvre politique". "Une manœuvre politique a été lancée contre moi il y a quatre ans, je l'ai toujours dénoncée. Cette manœuvre politique ne m'a pas interdit d'être candidat, d'être réélu à Draveil l'année dernière, d'être réélu ce soir", lance Georges Tron. Il ajoute :

J'ai toujours dénoncé cette manœuvre contre moi. Le président du conseil général de l'Essonne a fait une campagne sur ce seul sujet et ce seul thème. La défaite de ce soir est cinglante, elle est cinglante pour lui, pour la grossièreté de la campagne qu'il a menée et, pour tout vous dire, pour la bassesse des arguments qui ont été avancés.

 

Il faut dire que la campagne entre Georges Tron et Jérôme Guedj n'avait pas été super amicale, comme l'avait illustré leur débat sur France 3 Île-de-France. "Moi, si j'étais renvoyé aux assises pour pédophilie, mon parti ne m'aurait pas investi", avait encore lancé mi-mars le socialiste sur Europe 1. "Nous attaquerons en justice. Ces propos sont honteux", avait répondu Georges Tron. 

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