Marine Le Pen sur le supposé nouveau prêt russe du FN : "C'est n'importe quoi"

Publié à 18h38, le 21 décembre 2016 , Modifié à 19h05, le 21 décembre 2016

Marine Le Pen sur le supposé nouveau prêt russe du FN : "C'est n'importe quoi"
Marine Le Pen © AFP

Le prêt de 9 millions d'euros accordé au FN par une banque russe, en 2014, faisait déjà beaucoup parler. Et s'il y en avait un nouveau pour relancer la polémique autour des financements étrangers du parti d'extrême droite ? Le Canard Enchaîné affirme en tout cas, dans son édition de mercredi 21 septembre, que le parti de Marine Le Pen s'est vu prêter quelque 30 millions de dollars (28,7 millions d'euros) par un établissement bancaire de Moscou. L'hebdomadaire révèle surtout l'inquiétude des services secrets américains à ce sujet.

Contactée par SMS par Le Lab pour savoir ce qu'il en est, Marine Le Pen se fait catégorique : 

C'est n'importe quoi.

"Aucun prêt n'a été pour l'instant contracté", ajoute la présidente du FN, qui ne dément donc pas qu'une telle demande ait été formulée, mais seulement qu'elle ait été acceptée. "Il n'est un secret pour personne que nous cherchons dans le monde entier une banque susceptible de nous prêter pour la présidentielle puisqu'aucune banque française n'a répondu positivement à notre demande", dit-elle encore.

Au mois de mai, Europe 1 révélait que le FN, toujours en quête de financements pour la présidentielle et les législatives 2017, avait envoyé des demandes de prêt à 45 banques dans le monde, y compris en Russie. Le 1er octobre, Jean-Marie Le Pen annonçait que Cotelec (la structure de financement du FN qu’il préside) allait "accéder à une partie de la demande" du FN en lui accordant un prêt que Marianne chiffrait alors à 6 millions d'euros.

Voilà qui répond par ailleurs au Parti socialiste, en pointe sur la dénonciation de l'argent russe du Front national, qui avait invité Marine Le Pen à s'exprimer publiquement à ce sujet. Dans un communiqué publié ce mercredi, Solférino écrivait en effet :

À la lecture de ces nouvelles révélations, nous demandons à Madame Le Pen de démentir ou de confirmer publiquement la demande d’un prêt russe astronomique au profit du Front national.

Pour justifier ces démarches de financement hors de France, le parti d'extrême droite répète que les banques françaises refusent de lui prêter de l'argent pour financer ses campagnes électorales, notamment depuis l'affaire Bygmalion. "L'effet Bygmalion est catastrophique pour tout le monde. À cause des tricheries de l'UMP, l'affaire Bygmalion, les banques sont encore plus réticentes", avait ainsi déclaré Florian Philippot en février.



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