Mélenchon absent des médias le soir du premier tour des élections départementales ? C’était volontaire

Publié à 11h20, le 25 mars 2015 , Modifié à 11h28, le 25 mars 2015

Mélenchon absent des médias le soir du premier tour des élections départementales ? C’était volontaire
Quatre jours qu'on était sans nouvelles de Jean-Luc Mélenchon. © NICOLAS TUCAT / AFP

L’absence de Jean-Luc Mélenchon dans les médias depuis le premier tour des départementales, dimanche 22 mars, était volontaire. C’est l’intéressé lui-même qui l’explique sur son blog mercredi 25 mars. Le cofondateur du Front de gauche indique que s’il est "devenu avare de paroles", c’est à cause du traitement qui lui a été réservé dans les dernières semaines de la campagne. Et notamment d’avoir été "d’abord repeint en ami de Vladimir Poutine puis en ami de monsieur Patrick Buisson". Références à la polémique née des propos de Jean-Luc Mélenchon sur l'assassinat de Boris Nemtsov - il avait écrit que Poutine était la "première victime" de l'assassinat de l'opposant russe - et au livre des journalistes du Monde, Ariane Chemin et Vanessa Schneider, "Le mauvais Génie" qui révélait que l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, conseillait aussi Jean-Luc Mélenchon en 2012.

Jean-Luc Mélenchon n’en doute pas une seconde : il s’agissait bien là de porter "un coup collectif" au Parti de Gauche. "Ceux qui l’ont imaginé savaient parfaitement bien ce qu’ils faisaient", estime le député européen qui dit avoir retrouvé dans les jours qui ont précédé le scrutin départemental "l’ambiance de la dernière semaine de la campagne présidentielle où, chaque jour, j’avais droit à une boule puante".

C’est donc bien pour protéger son parti – et les chances de ce dernier aux départementales – que l’ancien candidat aurait préféré éviter les plateaux de télévisions et de radio le soir de l’élection. Une attitude que Jean-Luc Mélenchon compte bien perpétuer jusqu’au second tour des élections. Il l’annonce :

Je suis donc devenu avare de paroles et j’ai l’intention de le rester jusqu’à ce que la campagne officielle soit close et que le pouvoir de nuisance de ceux qui me pourchassent soit le plus bas possible par rapport au résultat de l’élection au second tour. 

Un sacrifice qui n'a pas été vain, à en croire l’ancien sénateur de l’Essonne, puisqu'avec 9,4% des voix pour les listes constituées avec EELV et 11% pour celles présentées de manière autonome, Jean-Luc Mélenchon estime que "c’est la première fois" que le parti de gauche "finit une élection en ayant retrouvé le score de l’élection présidentielle".

Pour le reste, s’en tenant à son nouveau credo, Jean-Luc Mélenchon annonce qu’il ne fera pas d’autres commentaires sur les élections départementales, renvoyant sur le blog du coordinateur du parti de gauche Eric Coquerel. Avant... d’écrire trois paragraphes supplémentaires sur les "bidouillages du ministère de l’intérieur", "le rôle hallucinogène des sondages" et la progression des idées de l’extrême-droite en France.

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