Pour Bernard Accoyer, le patron de LR, Emmanuel Macron est "un Beppe Grillo en Giorgio Armani"

Publié à 15h28, le 16 janvier 2017 , Modifié à 15h28, le 16 janvier 2017

Pour Bernard Accoyer, le patron de LR, Emmanuel Macron est "un Beppe Grillo en Giorgio Armani"
Emmanuel Macron. © AFP

COMPARAISON N’EST PAS RAISON - Chers lecteurs, on commence par une petite devinette. Connaissez-vous le point commun entre Justin Bieber, Leonardo DiCaprio dans le Loup de Wall Street, Coluche, John Fitzgerald Kennedy, le général de Gaulle et Beppe Grillo ? Vous ne voyez pas ? Eh bien tous ces hommes ont tous été comparés à Emmanuel Macron.

Fort d’une certaine dynamique en ce début d’année 2017, à quelques mois de l’élection présidentielle, le leader de "En Marche" suscite admiration et crainte chez ses adversaires, dont il perturbe méthodiquement l’agenda politico-médiatique. Et François Fillon n’est pas en reste. Ainsi, la droite commence à attaquer frontalement l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande pour tenter de le décrédibiliser et stopper sa progression.

Dans les colonnes du Mondede ce lundi 16 janvier, le nouveau patron filloniste de LR, Bernard Accoyer, a fulminé contre Emmanuel Macron, qu’il a qualifié samedi lors du Conseil national du parti "d’escroquerie politique", rappelle le quotidien du soir :

"

Macron, c'est une forme de populisme conduite par un pur produit de ce qu'il prétend lui-même dénoncer.

 

"

Et d’ajouter - *attention punchline* :

"

C'est un Beppe Grillo en Giorgio Armani !

"

Déjà comparé à de nombreuses personnalités, c’est la première fois qu’Emmanuel Macron est comparé au fondateur du mouvement politique italien eurosceptique, « le Mouvement 5 étoiles » dont l’ascension a été fulgurante en quelques années. La référence à l’épisode du "costard" est en bonus.

Toujours est-il qu’Emmanuel Macron est le poil à gratter de toutes les pièces de l’échiquier politique. Si certains au Parti socialiste, en pleine primaire, envisagent déjà un ralliement de leur candidat à l’ancien banquier, LR et le FN regardent également la campagne d’un œil inquiet. Ainsi David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen et sénateur-maire FN de Fréjus, estime, toujours au Monde, qu’Emmanuel Macron est devenu un "concurrent direct" de sa championne.

Du rab sur le Lab

PlusPlus