Pour justifier une reprise du dialogue avec Bachar al-Assad, Valérie Boyer fait un parallèle avec 1945

Publié à 20h32, le 28 mars 2016 , Modifié à 20h42, le 28 mars 2016

Pour justifier une reprise du dialogue avec Bachar al-Assad, Valérie Boyer fait un parallèle avec 1945
Valérie Boyer était l'invitée de BFMTV, lundi 28 mars. © Captures d'écran BFMTV

C’EST PAREIL QU’EN 45 - Cinq députés Les Républicains - à l’initiative de Thierry Mariani - ont passé leur dimanche de Pâques en Syrie, en signe de solidarité avec les Chrétiens d’Orient. Après avoir rencontré et discuté avec Bachard al-Assad, ils ont tous posté quelques photos-souvenir de leur *virée* au Moyen-orient. De retour en France lundi 28 mars, Valérie Boyer a assuré le service après-vente de son voyage. 

Invitée de BFMTV lundi après-midi, la députée des Bouches-du-Rhône est revenue sur ce voyage controversée. "Je crois que nous ne sommes dupes de rien mais aujourd’hui, c’est l’Etat islamique qui a déclaré la guerre à la France, pas la Syrie qui a déclaré la guerre à la France", a-t-elle d’abord expliqué avant de s’attarder sur les alliés de la France. Elle dit :

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Aujourd’hui, il semble que la Russie, en aidant la Syrie, permet à l’Etat islamique de reculer. Je crois que c’est une bataille mondiale qui est la nôtre. En 1945, on ne s’est pas posé la question de savoir avec qui nous allions pactiser [..] La seule question que nous avons à nous poser, c’est comment unir nos forces pour lutter contre le terrorisme islamique ?

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Sous-entendu, la France a vaincu l’Allemagne nazie d’Hitler avec l’aide de Staline. Comme François Fillon l’a déjà dit en novembre dernier, il existe une "hiérarchisation de la menace et des dangers" selon Valérie Boyer. Comprenez : ‘occupons-nous d’abord de l’Etat islamique, aux côtés de Bachar al-Assad. On verra plus tard pour ce qui est du président syrien’.

Au passage, Valérie Boyer en a profité pour critiquer François Hollande qui a remis le 4 mars dernier la légion d’honneur au prince saoudien Mohammed Ben Nayef.

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Avec qui souhaitons-nous parler ? Avec Bachar al-Assad ou avec l’Etat islamique ? Parce que c’est ça l’alternative qui est la nôtre. On souhaite parler avec les complices de l’Etat islamique comme la Turquie, comme l’Arabie Saoudite ? On remet des légions d’honneur au ministre de l’Intérieur de l’Arabie Saoudite, on pactise avec Erdogan qui fait du chantage aux migrants et qui bombarde les Kurdes, c’est ça la situation. 

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Un moment isolé en vidéo par Le Lab : 


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