La démarche d'Alain Juppé arrange bien NKM

Publié à 08h07, le 03 juillet 2012 , Modifié à 09h27, le 03 juillet 2012

La démarche d'Alain Juppé arrange bien NKM
Nathalie Kosciusko-Morizet sur i>TELE le 3 juillet 2012 (Capture d'écran)

CLANS - Dans la conquête du leadership à l'UMP, les camps se forment. Celui de François Fillon rentre dans la bataille tout de suite et lie le choix de 2012 à celui 2017, les Copéistes veulent attendre l'automne et Alain Juppé plaide pour un congrès de novembre déconnecté des échéances de 2017. Et dans son camp à lui, il gagne Nathalie Kosciusko-Morizet.

Ce 3 juillet, l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy fait connaitre son soutien à Alain Juppé dans une interview au Parisien et sur I>TELE: "Sa démarche mérite d'être prise en considération et j'y adhère".

Une position idale pour NKM qui ne veut pas briguer la tête de l'UMP ... tout en restant en course pour 2017.

  1. NKM, pas en 2012... mais en 2017 ?

    Sur itele.fr

    Tout le monde est d’accord pour faire des primaires en 2016 alors pourquoi on agit comme si 2012, c'était aussi des primaires?

    Ce n’est pas la peine de jouer la pièce avant la pièce.

    Les stratégies se dessinent à l'UMP. Dans le camp Fillon, Valérie Pécresse estime que le vainqueur de 2012 aura le leadership pour avancer vers la "reconquête" du pouvoir en 2017. Jean-François Copé fait comprendre qu'il est toujours le chef de l'UMP et qu'il n'a pas besoin d'être candidat immédiatement. Et Alain Juppé critique leurs positions.

    Il souhaite que l'échéance de 2012 soit déconnectée de 2017. Autrement dit: celui qui sera élu à la tête de l'UMP ne doit pas prétendre à la présidence de la République. Il l'a redit ce 3 juillet sur RTL:

    La confrontation Copé-Fillon est inutile et dangereuse. (...)

    Si, en revanche Copé et Fillon arrivaient à se mettre d’accord sur une solution consensuelle, je serais prêt à y aller et je rassurerais tout le monde car je vous rappelle que je ne suis pas dans les starting blocks en 2017.

    Et la première à soutenir ses propos est Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy. Il faut dire que, pour elle, la démarche d'Alain Juppé est commode. NKM n'a pas l'intention de briguer la tête de l'UMP, mais ne se prononce pas encore pour les primaires de 2016. En se rangeant derrière sa logique, elle peut se réserver - en toute légitimité - pour 2017.

    Un raisonnement qu'elle tient, de façon alambiquée, dans son interview au Parisien. Le journaliste lui demande si elle compte être candidate pour la tête de l'UMP. Réponse:

    Si la démarche de Juppé fonctionne, je n'aurai aucune raison d'être candidate car j'ai défendu le même principe de mettre les idées avant les personnes.

    Autrement dit: ne pas être candidate en 2012 permet de l'être en 2017.

    Sur i>TELE, Christophe Barbier lui demande justement ses intentions, "lorsqu'elle se coiffe le matin", pour 2017. NKM esquive:

    Ecoutez, non, moi je suis dans l'actualité.

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