Jérôme Guedj convoque François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour demander une réforme fiscale et une CSG progressive

Publié à 10h38, le 08 août 2014 , Modifié à 10h38, le 08 août 2014

Jérôme Guedj convoque François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour demander une réforme fiscale et une CSG progressive
Jérôme Guedj. © Maxppp.

ON LÂCHE RIEN - Comment rebondir après le camouflet des Sages ? En se faisant retoquer un pan du volet social du pacte de responsabilité concernant les travailleurs modestes, le gouvernement doit chercher de nouvelles mesures pour les plus précaires. Des mesures que Bercy veut intégrer dès le collectif budgétaire de la rentrée afin qu’elles soient opérationnelles au plus vite.

Parmi les pistes aussitôt envisagées, notamment par les "frondeurs" de l’aile gauche du PS, est revenue sur le devant de la scène la CSG progressive, que de nombreux élus socialistes demandent depuis des mois malgré les réticences de Bercy et la censure qu’a connue le gouvernement Jospin en souhaitant faire cette réforme.

Invité de la matinale de RTL ce vendredi 8 août, l’ex-député PS "frondeur" Jérôme Guedj a relancé l’idée, convoquant François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour appuyer son argumentation. Surtout, le président du Conseil général de l’Essonne souhaite une vraie réforme fiscale d’ampleur. Comme le souhaitait Jean-Marc Ayrault avant de laisser la place à Matignon à Manuel Valls.

"Je plaide depuis des mois pour une réforme fiscale qui ne serait pas une juxtaposition de mesures catégorielles mais qui permettrait de réintroduire plus de justice, plus de progressivité", explique le député-suppléant de l’ancien ministre François Lamy. Il ajoute :

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Je continue de penser qu’une CSG progressive - c’était un des engagements de campagne de François Hollande - c’est un chantier compliqué mais il faut l’engager. Jean-Marc Ayrault en novembre dernier avait dit qu’il fallait travailler à cette réforme fiscale et à cette CSG progressive.

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Parmi ses 60 engagements de campagne, François Hollande prônait, dans le 14e d’entre eux, une fiscalité "plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG". Ce qui supposait une CSG progressive à laquelle l’actuel ministre des Finances, Michel Sapin, alors ministre du Travail, s’était dit plutôt favorable.

Depuis leur "Appel des 100" pour un nouveau "contrat de majorité", les députés PS dits "frondeurs" ne cessent de réclamer cette réforme fiscale. Un sujet qui, début juillet lors de l’examen des budgets rectificatifs, divisait encore la majorité. Prochain round, à la rentrée.

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