Cambadélis vs. Christian Paul : après le congrès, les bisbilles repartent de plus belle au PS

Publié à 12h35, le 09 juin 2015 , Modifié à 12h42, le 09 juin 2015

Cambadélis  vs. Christian Paul : après le congrès, les bisbilles repartent de plus belle au PS
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Ah, c'était vraiment un beau congrès, plein d'unité et tout. Poitiers, terre d'union pour les socialistes. Au moins en apparence. C'était beau, émouvant même. Mais tout ça, c'est terminé. De retour à Paris, les ténors reprennent leurs bisbilles.

Ce mardi 9 juin, c'est l'interview de Christian Paul dans Le Figaro qui sème le trouble. L'homme qui, soi-disant, ne prend pas la lumière n'est il est vrai pas très sympa avec son camp. Et vas-y que j'acte l’existence de "deux gauches" au sein du PS, que je critique à nouveau la loi Macron, de retour à l'Assemblée, et que je décris Manuel Valls comme quelqu'un qui "ne sait ni écouter ni dialoguer".

Alors là, c'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase des légitimistes. Jean-Christophe Cambadélis, à présent bien conforté dans son poste de premier secrétaire du PS, interpelle ainsi Christian Paul.   

Sur Twitter, il écrit à l'adresse du député de la Nièvre :

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L'objectif du congrès n'était pas d'éteindre le débat, mais voir qui était majoritaire. C'est fait, non ?

 

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Ce à quoi Christian Paul répond, évidemment. Il dit :

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Pas entendu dans le congrès que le durcissement libéral de la loi Macron commençait aujourd'hui !

 

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Car c'est bien aujourd'hui, autrement dit ce mardi 9 juin, que la fameuse loi adoptée grâce à l'utilisation un tout petit peu critiquée du 49-3 en février dernier, revient à l'Assemblée nationale. Christian Paul votera contre ce texte. "Et je ne serai pas le seul", prévient-il dans Le Figaro.  

Oh mais Jean-Christophe Cambadélis n'est pas le seul à s'en prendre publiquement à Christian Paul. Toujours sur Twitter, le député de l'Essonne, très proche de Manuel Valls et porte-parole du PS, Carlos da Silva écrit :

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Cela te pose un problème de respecter le vote des militants ? Non, juste pour savoir…

 

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Carlos da Silva devra encore un peu attendre pour "savoir". En fin de matinée, mardi, son collègue de l'Assemblée ne lui avait pas répondu.

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