Le plan machiavélique du député d’extrême droite Jacques Bompard pour contourner le non-cumul des mandats

Publié à 15h32, le 20 juin 2017 , Modifié à 12h12, le 25 juillet 2017

Le plan machiavélique du député d’extrême droite Jacques Bompard pour contourner le non-cumul des mandats
Jacques Bompard en pleine élaboration d'un plan diabolique pour ne pas se soumettre à la loi © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Jacques Bompard a une imagination débordante. Le député-maire d'Orange s'en sert très régulièrement pour déposer des amendements tous plus *surprenants* les uns que les autres. Et aujourd'hui, tel Cortex échafaudant un énième plan pour CONQUÉRIR LE MONDE, il a mis sur pied ce qu'il pense être la combine parfaite pour continuer à cumuler les mandats malgré l'interdiction désormais inscrite dans la loi.

Car cet élu d'extrême droite, en conflit ouvert avec le FN depuis des années mais soudainement ouvert à la main tendue de Marine Le Pen pour constituer un groupe à l'Assemblée, ne pourra pas garder son mandat de député et celui de maire. Auprès de La Provence mardi 20 juin, le patron de la Ligue du Sud fait donc part de ses plans machiavéliques pour y parvenir malgré tout : 1) démissionner de son mandat de maire, puis 2) se faire réélire par le conseil municipal et enfin 3) continuer à agir à l'Assemblée par le biais de sa suppléante (qu'il considère manifestement comme une marionnette à sa disposition).

Il explique :

La loi prévoit tout à fait que c'est la dernière élection qui compte. Si mon conseil municipal me réélit comme maire, dans ce cas, ça sera celle-là qui comptera et ma suppléante deviendra de droit ma représentante à l'Assemblée nationale, ce qui fait que malgré tout, je continuerai à travailler par personne interposée...

 

bompard

Malin.

Reste à savoir si Jacques Bompard pourra bel et bien, à la lumière du droit administratif, démissionner de la mairie pour s'y porter à nouveau candidat dans la foulée. Rien n'est moins sûr selon un expert en la matière cité par le quotidien régional.

Mais après tout, l'exemple de Christian Estrosi est là pour redonner confiance à notre Machiavel du Vaucluse. Après avoir quitté la mairie de Nice pour prendre la présidence de la région PACA fin 2015 (tout en restant premier adjoint à la mairie et officieusement toujours maire), l'ex-ministre a récemment fait le chemin inverse, quittant la région pour reprendre la mairie au mois de mai.

Les espoirs les plus fous sont donc permis pour Jacques Bompard. Dans l'hypothèse de la réussite de son plan, on peut même carrément envisager que, redevenu maire mais battu aux municipales de 2020, Jacques Bompard récupère ensuite son siège de député occupé jusque-là par sa suppléante-marionnette...

[EDIT] 25 juillet

Selon l'AFP, Jacques Bompard a été réélu mardi 25 juillet maire d'Orange. Confronté à la loi sur le non-cumul des mandats, il a choisi son mandat de maire et devrait donc laisser son siège de député à sa suppléante. Les élus d'opposition ont dénoncé une "tambouille".  

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