"Apartheid" : Jean-Marie Le Pen défend Manuel Valls et parle d'une "querelle sémantique pas très saine"

Publié à 12h24, le 24 janvier 2015 , Modifié à 14h22, le 24 janvier 2015

"Apartheid" : Jean-Marie Le Pen défend Manuel Valls et parle d'une "querelle sémantique pas très saine"
Jean-Marie Le Pen. © AFP

Au sein même du FN, Jean-Marie Le Pen est devenu un franc-tireur. A propos des attentats qui ont frappé la France, le président d’honneur du FN a évoqué la théorie du complot, rapidement recadré par Florian Philippot. Cette fois-ci, le patriarche frontiste se distingue de sa fille Marine Le Pen sur l’utilisation, controversée tant à droite qu’à gauche, du mot "apartheid" par Manuel Valls.

Dans son journal de bord, ce samedi 24 janvier, Jean-Marie Le Pen a ainsi estimé que l’apartheid était "au départ une volonté de promotion des deux communautés" blanche et noire en Afrique du Sud. Et de soutenir Manuel Valls sur ce sujet :

C’est une querelle sémantique qui ne me paraît pas très saine.

"J'ai compris ce qu'il a voulu dire, même s'il a des responsabilités importantes dans la situation actuelle", a encore assuré le cofondateur du FN, "que des communautés se constituaient de façon séparée, et qui étaient un apartheid de fait". Et de poursuivre : 

L'apartheid est compris comme une abomination de la désolation par un certain nombre d'imbéciles, y compris de droite, n'est-ce pas, alors que c'était une politique de développement séparé.

Pour l'eurodéputé, "on peut la contester, elle a été contestée, et d'ailleurs elle a été renversée, si j'ose dire, mais c'était au départ une volonté de promotion des deux communautés".

Invité de France 3 Ile-de-France ce 24 janvier, Nicolas Bay, le secrétaire général du FN, a tenté dans un premier temps de justifier ces propos de Jean-Marie Le Pen. "Il a expliqué le processus d’apartheid, il a fait un rappel historique", dit-il avant de sanctionner la formule de Manuel Valls, qu’il juge "terriblement maladroite". Et d’insister :

Les propos de Monsieur Valls sont graves.

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