La conférence rémunérée de Nicolas Sarkozy au lendemain du premier tour de la législative dans le Doubs

Publié à 06h33, le 05 février 2015 , Modifié à 09h50, le 05 février 2015

La conférence rémunérée de Nicolas Sarkozy au lendemain du premier tour de la législative dans le Doubs
Nicolas Sarkozy © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Mais où était Nicolas Sarkozy, lundi 2 février, au lendemain de l’élimination du candidat UMP au premier tour de l’élection législative dans le Doubs ? Pas au siège de son parti à préparer le bureau national qui devait trancher sur la position de l’UMP, divisée quant au "ni-ni" ou au front républicain. Mais il était à Abou Dhabi, pour y donner une conférence rémunérée, révèle ce jeudi 5 février Marianne.

Alors que lundi matin, "l'UMP se réveille traumatisée par son élimination dans le Doubs", son président "s'envole vers des cieux plus cléments" et "se rend à Abou Dhabi pour une conférence très privée... et surtout très rémunérée", écrit l’hebdomadaire, sans préciser le montant de cette rémunération.

L'ex-président de la République "répondait à l'invitation du Cheikh Mansour et du fonds souverain IPIC". Aux Emirats arabes unis, il a "consacré son temps à une quinzaine de personnes triées sur le volet" et le matin, "il a aussi été reçu par le prince héritier qui l'a invité au Majlis, le Parlement de l'Emirat". Un proche du président de l'UMP a ainsi confirmé l'information auprès de Marianne : le bureau politique du parti "était convoqué le mardi, on a respecté le jour de la convocation. (Nicolas Sarkozy) était joignable toute la journée (de lundi), cela n'aurait rien changé aux discussions le lendemain".

A Europe 1, l'entourage de Nicolas Sarkozy confirme également cet aller-retour aux Emirats pour une conférence. "Nous n'avons aucun problème à confirmer. Il ne s'en est jamais caché, il assistait à un événement public avec le prince héritier", explique-t-on. Et d'ajouter, avec le même argument que celui développé par Christian Estrosi :

"

Ce n'était pas un BP extraordinaire. Par ailleurs, on est dans un monde moderne où les gens sont joignables ou qu'ils soient. Bref, il y a une hystérie inquiétante sur quelque chose de banal.

"

En décembre, juste après avoir été élu président de l’UMP, l’ancien chef de l’Etat s’était déjà envolé pour donner une conférence au Qatar à l'invitation de la Qatar National Bank, selon Paris Match.

Au final, après une nouvelle journée de fortes tensions mardi, le Bureau politique de l'UMP a opté de justesse pour le "ni-ni", contre l'avis de Nicolas Sarkozy, jusque-là ardent défenseur de ce "ni-ni" mais désormais partisan d'une inflexion en appelant clairement à faire barrage au FN. Ce qui n'a pas empêché certains cadres du parti de déclarer qu'il voterait pour le candidat PS face au candidat FN s'ils étaient électeur dans le Doubs.

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