"Candidat intermittent", "à contrecoeur" : les éléments de langage de Valérie Pécresse sur la candidature de Claude Bartolone en Île-de-France

Publié à 11h44, le 10 mai 2015 , Modifié à 12h08, le 10 mai 2015

"Candidat intermittent", "à contrecoeur" : les éléments de langage de Valérie Pécresse sur la candidature de Claude Bartolone en Île-de-France
Montage le Lab via Captures d'écran iTélé

ÉLÉMENTS DE LANGAGE - Valérie Pécresse affrontera donc Claude Bartolone aux élections régionales de décembre 2015 en Île-de-France. Le président de l'Assemblée nationale a officialisé sa candidature le 6 mai et est déjà soutenu par Marie-Pierre de la Gontrie qui était en lice pour être tête de liste du PS. Jean-Paul Huchon devrait lui se résigner à rejoindre également la candidature de Claude Bartolone.

Face à cette candidature, des élus de droite avaient déjà attaqué le député de Seine-Saint-Denis (93) sur sa double casquette de candidat et de président de l'Assemblée nationale.

Invitée du Grand Rendez-Vous Europe 1, iTélé, Le Monde le 10 mai, la députée des Yvelines s'est évidemment exprimée sur cette candidature. Mais, si elle dénonce "un mélange des genres" concernant la situation de son adversaire, elle s'est surtout attardé à attaquer le "manque d'envie" de Claude Bartolone. Elle explique :

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Les Franciliens ont besoin d'un candidat à 100%. Ils ont besoin de quelqu'un qui s'engage pour eux. Qui s'engage à ne pas être un candidat intermittent et pas être un candidat à contrecoeur. On voit bien, Claude Bartolone n'avait pas envie de venir dans ce combat. Il n'avait pas envie de venir. S'il avait eu envie, ça se saurait.

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L'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur critique ici les différents revirements de situation au PS sur le choix du candidat. Évoquée depuis quelques mois, l'hypothèse Bartolone avait été écartée par l'intéressé. Finalement ce dernier s'est lancé dans la bataille, suite à une éventuelle candidature de Benoît Hamon

Voilà donc pour "le manque d'envie". Mais, selon Valérie Pécresse, si Claude Bartolone n'est pas hyper enthousiaste sur sa candidature, c'est qu'il rêvait d'autre chose, comme de l'Hôtel Matignon par exemple. Elle développe :

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Il n'a pas pris l'engagement de rester [à la tête de la région, ndlr] s'il devait devenir Premier ministre. Ses rêves sont ailleurs qu'en Île-de-France. 

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Un peu à la manière de Nicolas Dupont-Aignant, elle a également dénoncé la situation à Saint-Ouen (93) où, comme le rapporte le Parisien du 8 mai, des dealers continuent leur trafic malgré les contrôles répétés. Lapidaire, elle dit :

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Les dealers à Saint-Ouen : voilà le bilan de Claude Bartolone en Seine-Saint-Denis. 

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Aucun mot en revanche durant l'interview sur son stage en entreprise chez un fabricant de mobilier

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