Ces quatre proches de Hollande qui donnent des signes à Macron le jour du deuxième débat de la primaire

Publié à 16h48, le 15 janvier 2017 , Modifié à 16h52, le 15 janvier 2017

Ces quatre proches de Hollande qui donnent des signes à Macron le jour du deuxième débat de la primaire
Jean-Pierre Mignard, Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal et Dominique Villemot. © Montage le Lab via AFP

Tiens donc. Quel timing surprenant. A une semaine du premier tour de la primaire de la Belle Alliance Populaire organisée par le PS, pile poil le jour du deuxième débat de ce scrutin, plusieurs proches de François Hollande, chacun dans son couloir, ont donné des signes de bienveillance (voire plus) envers Emmanuel Macron, dont la dynamique fait flipper rue de Solférino. Si Emmanuel Macron et son équipe sont passés maîtres dans l’art de troller et perturber les campagnes de leurs rivaux par une contre-programmation, ces offensives simultanées pro-Macron interpellent. Ce qui a eu le don d’énerver l’état-major de la majorité, de Jean-Christophe Cambadélis à Emmanuelle Cosse. "Il y a une primaire de la gauche aujourd’hui et ça devrait être ça, la principale information quand on veut parler de la gauche. Et on parle d’Emmanuel Macron, dont je ne sais pas s’il appartient à la gauche", a pesté la ministre du Logement.

#Mignard, sans surprise

Jean-Pierre Mignard est un intime de François Hollande. Il était également, en 2011, le grand manitou de la première primaire socialiste qui avait investi François Hollande. Un quinquennat plus tard, l’avocat rejoint officiellement ce dimanche 15 janvier "En Marche". Après avoir déjà annoncé son soutien à Emmanuel Macron en décembre, Jean-Pierre Mignard officialise donc dans un texte publié sur Facebook son arrivée au comité politique de "En Marche". Symbolique.

#Villemot, le flou artistique

C’est l’imbroglio de ce dimanche 15 janvier. Dans le JDD, Dominique Villemot, ami intime de François Hollande issu de la promotion Voltaire de l’ENA, balance une petite phrase qui va beaucoup faire parler : "François Hollande va probablement soutenir Macron." Bim. Ni une ni deux, l’Elysée désavoue cette saillie auprès du Lab, estimant que Dominique Villemot est "seul responsable de ses propos" et insistant sur le fait qu’il "ne parle pas avec l’aval de l’Elysée". Dans la matinée, Dominique Villemot tient ensuite à "démentir ce qui est écrit dans Le JDD". Avant que l’hebdomadaire ne conteste à son tour ce démenti, révélant le SMS que ce hollandais historique leur a envoyé : "Le Président me demande de faire un démenti." Démentis de partout donc, mais l’hypothèse de voir François Hollande rallier son ancien conseiller puis ministre infuse. Bordélique.

#Royal sur sa lancée

Entre ses propos publics élogieux, quelques rencontres discrètes voire des vrais coups de pouce, Ségolène Royal semble s'approcher d'un soutien à Emmanuel Macron un peu plus chaque jour. Pour l'instant, elle ne franchit pas cette frontière et assure qu’elle votera à la primaire de la BAP, sans révéler vers qui sa voix se portera. Parallèlement, la ministre de l’Environnement continue de semer des indices d’un futur soutien à l’ancien ministre de l’Economie. "Je n’ai pas de contrainte", dit-elle. Un soutien qui serait d’importance puisque, affirme-t-elle, sa "parole a du poids". Cohérente.

#Ayrault, entre les lignes

Alors qu’une majeure partie du gouvernement actuel soutient Manuel Valls, leur ancien n+1, les ministres estampillés hollandais sont plus mesurés et se tiennent en retrait des joutes de la primaire. Ils conservent ainsi une forme de neutralité bienveillante envers Emmanuel Macron. Et Jean-Marc Ayrault, ex-Premier ministre devenu ministre des Affaires étrangères, joue également cette partition. S’il se fait peu disert, Jean-Marc Ayrault n’affirme rien mais ne dément rien non plus quant à l’éventualité de voir le candidat du PS se désister en faveur d’Emmanuel Macron. Révélateur.

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