Marion Maréchal-Le Pen : "J'étais contre l'exclusion de mon grand-père"

Publié à 12h06, le 23 août 2015 , Modifié à 12h10, le 23 août 2015

Marion Maréchal-Le Pen : "J'étais contre l'exclusion de mon grand-père"
© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Fallait pas le virer. C'est l'avis de Marion Maréchal-Le Pen au sujet de Jean-Marie Le Pen. Ce dernier a été exclu du FN le 20 août par le bureau exécutif du parti. Une décision prise "à la majorité requise" et non à l'unanimité. Une décision qui, au vu de la ténacité judiciaire et du pouvoir de nuisance du "Menhir", augure quelques soucis supplémentaires pour Marine Le Pen. Une mauvaise décision, surtout, selon la plus jeune de la dynastie Le Pen.

À La Provence, samedi 22 août, Marion Maréchal-Le Pen explique en effet :

 

J'étais contre l'exclusion de mon grand-père.

N'y voyez cependant pas un véritable soutien au patriarche. S'ils furent longtemps proches, leurs relations se sont très sensiblement dégradées au fil des sorties toutes plus provocatrices les unes que les autres de Jean-Marie Le Pen. Non, si Marion Maréchal-Le Pen critique cette exclusion a posteriori, c'est pour des questions de tactique et de stratégie. Elle dit :

 

J'en ai parle longuement avec Marine. C'est s'ouvrir la porte à de nouveaux ennuis. Un congrès physique après les régionales me semble plus légitime. J'aurais préféré un temps mort.

De temps mort, il ne fut en effet pas trop question depuis jeudi dernier. Comme on pouvait s'y attendre, la déferlante Jean-Marie Le Pen a déferlé (ici, ici ou ici) et ses quelques soutiens n'ont pas ménagé leur peine pour prendre sa défense dans les médias. Et notre petit doigt nous dit que ça ne fait que commencer.

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